Mandarine Gestion maintient le cap des 5 milliards d’encours
Après un exercice 2013 et un début d’année dynamiques, le gestionnaire indépendant privilégie ses propres ressources pour se diversifier
Publié le
Antoine Landrot
Début 2013, Mandarine Gestion fixait le cap des 5 milliards d’euros d’encours, en insistant sur la nécessité de diversifier son fonds de commerce. Pour l’instant, la société de gestion indépendante est sur la bonne route.
Au 31 décembre 2013, ses encours ont atteint 2,06 milliards d’euros, contre 1,62 milliard un an plus tôt. Ils ont été portés par un marché actions dynamique et, dans une moindre mesure, une collecte nette de 100 millions d’euros. Cette tendance s’est poursuivie depuis le début de l’année 2014: l’encours a atteint 2,4 milliards fin avril. La collecte nette atteint déjà le double de celle de l’exercice 2013 entier.
La croissance a été portée par l’activité à l’étranger, qui représente désormais un tiers des encours, contre 30% en 2012 et 17% en 2010. La croissance du marché allemand était anticipée, mais les trois mandats institutionnels importants venus du Royaume-Uni, un marché très concurrentiel où Mandarine n’a pas les ressources pour adopter une démarche commerciale systématique, ont été une surprise. Le gestionnaire a enregistré de beaux succès en Autriche, où elle a un accord avec un promoteur local (third party marketer).
L’objectif des 5 milliards sous gestion est maintenu: il représente une taille critique, selon le PDG Marc Renaud, atteinte par peu acteurs indépendants, comme DNCA, Comgest ou Carmignac. «Tous ceux qui ont atteint ce seuil sont diversifiés en termes de produits, de pays et de clientèle», rappelle Marc Renaud. Fixé sans échéance précise l’année dernière, le PDG formule le «souhait» de l’atteindre dans trois à cinq ans.
La diversification de Mandarine – historiquement spécialisée dans le stock-picking sur les actions européennes – a été entamée par le lancement d’un fonds flexible en 2009 qui pèse aujourd’hui entre 230 et 240 millions d’euros, et d’une offre allocation d’actifs en 2013 auparavant déléguée à Edram. A l’étranger, le gestionnaire va étoffer sa présence en Allemagne, avec le recrutement d’un deuxième représentant. En terme de clientèle, Mandarine souhaite se positionner sur les acteurs de l’épargne retraite et salariale en France.
Quoi qu’il en soit, Mandarine fera assaut de prudence, «même si on a des idées et envies». Elle a ainsi regardé plusieurs opportunités d’acquisition sans franchir le pas. Parmi les envies, l’Italie, marché ouvert aux gérants extérieurs, est tentante dans la gestion flexible. L’Asie aussi, «mais nous n’avons pas les moyens».
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