Lyxor mise sur les besoins de gestion du ratio LCR des banques
Lyxor n’innove pas seulement dans les ETF. La filiale de gestion de la Société Générale développe une offre qui répond aux besoins des banques pour gérer les actifs liquides qu’elles sont tenues de constituer en normes Bâle 3 pour respecter leur ratio de liquidité à court terme (ratio LCR).
Le pôle performance absolue et solutions de Lyxor, né en novembre 2014 du rapprochement de «solutions» et «absolute return» lors de la réorganisation de la filiale, vient de créer un fonds d’obligations souveraines européennes au sein de son offre active smart beta. «Cette expertise a été lancée pour faire face à une pression réglementaire très forte exercée sur les banques dans le cadre de Bâle 3 et de la directive CRD 4. Elles doivent détenir des portefeuilles d’obligations de grande qualité pour constituer leur ratio LCR», rappelle Guillaume Lasserre, responsable du pôle. Le fonds composé essentiellement d’obligations souveraines européennes (hors Portugal et Grèce) génère du rendement grâce au crédit à long terme et adopte une stratégie active fondée sur les risques de Lyxor.
«Cette expertise de gestion active a été développée depuis deux ans sous forme de fonds dédiés ou mandats pour une dizaine de grandes banques européennes. Nous lançons désormais un fonds ouvert car il y a de plus en plus de demandes», annonce Guillaume Lasserre. Lyxor gère aujourd’hui 6,5 milliards d’euros d’encours d’obligations souveraines pour le compte de cette dizaine de banques et vise «une croissance significative» de ces encours. Cette expertise cible une clientèle de banques (elles représentaient fin novembre 20 à 25 % des actifs de l’ensemble du pôle), parmi lesquelles la Société Générale, mais aussi d’institutionnels qui ont des besoins d’obligations longues.
Le nouveau fonds ouvert a été lancé fin 2014 auprès de deux banques et pèse 250 millions d’euros. Il vise notamment les banques «tier 3», en particulier les banques locales ou rattachées à des groupes industriels, comme les captives de constructeurs automobiles.
Lyxor estime qu’à terme la réglementation va exiger des banques qu’elles détiennent 1.700 milliards d’euros d’obligations souveraines européennes dans leurs bilans. Elles détenaient déjà 60 % de ce total en octobre 2014. La filiale de gestion de la Société Générale affichait 94,2 milliards d’euros d’encours fin 2014, dont 25 milliards pour le pôle performance absolue et solutions.
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