Lutetia Capital vise 240 millions d’euros d’encours hors mandats à fin 2011
Un nouveau nom, Lutetia Capital (Lutetia), émerge dans le paysage de la gestion d’actifs en France. Créée en 2008 et ayant reçu l’agrément de l’Autorité des marchés financiers en 2009, la société de gestion dispose désormais de 66 millions d’euros d’actifs et se fixe des objectifs de collecte pour le moins ambitieux. A fin 2011, les deux dirigeants, Fabrice Seiman, ancien de chez PAI Partners, et Jean-François Comte, ancien de chez Lazard Frères Gestion à New York, visent des encours de l’ordre de 240 millions d’euros.
Pour son premier fonds, Lutetia Patrimoine, spécialisé sur les entreprises faisant l’objet de fusions-acquisitions et gérant 58 millions d’euros, Lutetia prévoit d’atteindre 200 millions d’euros d’encours.
«Le plus difficile a été de lever les premiers capitaux dans un contexte de crise. Par ailleurs, nous venons d’intégrer les listes d’achat de grandes banques privées. Enfin, le contexte de décollecte sur les fonds en euros suscite de l’intérêt pour les fonds comme Lutetia Patrimoine. Beaucoup de banques essaient de préparer des fonds de substitution», explique à L’Agefi Jean-François Comte. La performance annualisée de Lutetia Patrimoine s’élève à 6,5%.
Sur le deuxième fonds, Lutetia Emerging Opportunities, lancé il y a deux mois et spécialisé sur les stratégies long only dans les pays émergents, la société a collecté 8 millions de dollars (6 millions d’euros). «L’objectif est d’atteindre le plus rapidement possible 50 millions de dollars», relève Fabrice Seiman. Soit, au total, 240 millions d’euros d’encours environ à fin 2011. Claude Tiramani, ancien gérant marchés émergents au sein de la Sicav Parvest (BNP Paribas) a rejoint l’équipe en juin dernier en vue de gérer ce véhicule.
Aux côtés des deux véhicules, Lutetia Capital dispose d’«une dizaine d’importants mandats de conseil», français et étrangers. «Notre objectif est de développer cette gestion sous mandat, notamment à l’étranger», indique Jean-François Comte. Ce développement pourrait «passer par des opérations de croissance externe, portant sur de petites équipes de talent de trois à quatre personnes. Notre premier cap serait certainement l’Asie», relève Fabrice Seiman.
La base d’investisseurs de Lutetia est répartie à parité entre acteurs français et étrangers. 40% sont des institutionnels, 40% des banques privées et fonds de fonds et le solde des family offices.
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