L’or a retrouvé sa tendance haussière et flirte avec ses niveaux d’avant l’été
Les équipes de Deutsche Bank et de Bank of America-Merrill Lynch s’attendent à voir l’once grimper vers les 1.500 dollars
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Laure Closier
Croissance américaine revue à la baisse, mauvais chiffres de l’immobilier et de l’emploi américain, décélération japonaise, ralentissement économique chinois ou encore dégradation de l’Irlande avant-hier. Le flot de mauvaises nouvelles économiques depuis cinq semaines a ravivé les craintes d’une faible reprise mondiale et par là même refait partir à la hausse le cours de l’or.
Le prix de l’once qui était redescendu tout au long du mois de juillet, est reparti en flèche depuis le mois d’août. De 1.163 dollars (à Londres) le 27 juillet, l’once d’or est remontée jusqu'à 1.240 dollars le 25 août, soit un rebond d’un peu plus de 6,6% en un mois. Mercredi, il a ainsi retrouvé ses niveaux de fin juin, très proche du record historique de 1.255 dollars l’once enregistré le 25 juin dernier.
«Les analyses montrent une corrélation fortement positive et relativement stable entre le cours de l’or, le baril de pétrole, le dollar et les anticipations d’inflation, expliquent les analystes de Deutsche Bank. Le contexte offre donc tous les éléments pour faire repartir l’or à la hausse à moyen terme, même si «l’aversion pour le risque ne semble plus être un moteur d’achat d’or comme ça l’a été auparavant», selon les experts de la banque allemande. Ces derniers, comme ceux de Bank of America-Merrill Lynch s’attendent en tout cas à une once à 1.500 dollars fin 2011.
Côté achat, le Gold Council a fait état mercredi d’une hausse de la demande d’or de 36% à 1.050 tonnes au second trimestre. Ce sont les investisseurs qui ont en grande partie fait le marché avec une augmentation de 118% de leurs acquisitions par rapport à la même période en 2009.
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