Londres reste la place de cotation privilégiée en Europe

Les Bourses européennes ont connu des échanges records l’an dernier, mais l’activité de primaire actions traverse une zone d’incertitude
Alexandre Garabedian

Hiérarchie respectée entre les Bourses européennes l’an dernier. Le London Stock Exchange s’affirme encore comme la principale place de cotation en Europe, avec 252 introductions en Bourse à la date du 14 décembre 2007, qui ont permis de lever 26 milliards de livres (35 milliards d’euros). Loin devant les marchés européens d’Euronext, où les nouvelles sociétés cotées ont attiré 9,7 milliards d’euros de capitaux à travers 140 opérations, et Deutsche Börse, qui a attiré 230 IPO mais pour des montants plus faibles. La Bourse allemande a toutefois maintenu ce volume stable par rapport à 2006 (à 7,8 milliards d’euros), alors que ses deux concurrents ont vu leurs volumes d’affaires baisser sur le primaire actions l’an dernier.

Londres a tout de même continué à bénéficier d’un flux nourri d’introductions en Bourse de la part de sociétés internationales, puisque ce compartiment a représenté à lui seul 86 opérations et 14,6 milliards de livres de capitaux levés. A titre de comparaison, Francfort n’a enregistré que l’an dernier ses premières IPO de sociétés chinoises ou d’anciennes républiques soviétiques, avec respectivement sept et huit entrées en Bourse. Quant à Euronext, qui compte sur la notoriété de la marque du Nyse pour attirer les sociétés étrangères, il doit encore transformer l’essai. La Bourse paneuropéenne espère concrétiser en 2008 ses démarches auprès d’émetteurs asiatiques et latino-américains.

L’année s’ouvre cependant sous le signe de l’incertitude dans le domaine du primaire actions. Tout l’inverse de l’activité de négociation, qui enregistre des volumes records. Sur le cash actions, Euronext a ainsi enregistré 309 millions d’ordres en 2007, soit une hausse de 47 % en un an. Deutsche Börse, qui doit publier ses chiffres annuels aujourd’hui pour les marchés au comptant, conserve pour sa part sa place de numéro un des dérivés, sa filiale Eurex ayant traité 1,9 milliard de contrats.

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