Londres renforce le cap de la consolidation budgétaire
Le gouvernement britannique s’est fixé pour objectif de consolider les finances publiques et n’en démord pas. Hier, le Chancelier de l’Echiquier George Osborne a dévoilé les détails de l’allocation des dépenses publiques – la «Spending Review» - pour 2015-2016, soit l’année qui suivra la prochaine élection législative. Si l’enveloppe totale des dépenses avait déjà été dévoilée lors de la publication du budget en mars dernier, les interrogations allaient bon train sur l’identité des ministères qui allaient le plus souffrir de ce nouveau tour de vis à hauteur de 11,5 milliards de livres (13,5 milliards d’euros).
L’éducation, l’aide internationale et la santé publique ont certes été épargnées, mais d’autres départements n’ont pas reçu le même accueil: le budget des collectivités locales va ainsi être amputé de quelque 10% mais une partie des économies sera utilisée pour prolonger le gel de la taxe d’habitation au cours des deux prochaines années, ce qui permettra de faire économiser aux familles quelque 100 livres par an.
Le ministère de la Justice, celui des affaires rurales, le Trésor et le cabinet du conseil des ministres vont aussi subir des coupes drastiques à hauteur de 10%. En revanche, le budget du ministère du Transport sera porté à 9,5 milliards de livres, soit la hausse la plus importante tous ministères confondus, alors même que les dépenses de fonctionnement de ce département seront réduites à hauteur de 9%.
Pour les économistes, ce plan de dépenses, qui devrait être prolongé par le gouvernement travailliste en cas de changement de majorité après 2015, n’affecte pas les perspectives économiques du pays mais renforce le cap de la consolidation budgétaire. Ces coupes, qui auraient dû s’achever en 2013-2014 si la croissance économique britannique avait été plus robuste, devraient aussi se prolonger au cours des exercices 2016-2017 et 2017-2018.
Le CEBR, un cabinet d’études économiques réputé, fait néanmoins observer qu’en dépit de ce nouveau tour de vis, le gouvernement va rater sa cible de déficit à hauteur de 15 milliards de livres en 2015-2016. De quoi donner encore plus de fil à retordre au gouvernement qui succèdera à l’administration Cameron.
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