L’Irlande et le Portugal pourraient obtenir un délai supplémentaire des fonds européens
A la suite de la réunion de l’Ecofin hier, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a évoqué un possible coup de pouce à l’Irlande et au Portugal afin de favoriser leur retour sur les marchés. «L’Ecofin et l’Eurogroupe, avec la Commission européenne, examineront dans les mois à venir les moyens de faciliter ce retour au financement sur les marchés», a-t-il expliqué. Du point de vue de la Commission, le Finlandais s’est dit favorable à un allongement de la maturité des prêts accordés à Dublin et à Lisbonne.
Cette demande avait été formulée lundi par les deux pays. Ces derniers souhaitent ainsi allonger la maturité des prêts octroyés par le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES). Les prochains remboursements sont prévus en 2016 et 2021 pour le Portugal, tandis que l’Irlande doit faire face à des échéances en 2016 et 2022. Mais Olli Rehn a également présenté une autre piste: une ligne de crédit auprès du MES combinée à l’achat par la BCE d’obligations sur le marché secondaire. Ces achats, connus sous le vocable d’OMT (Outright Monetary Transactions), ne peuvent concerner en principe que les pays qui se financent à long terme sur le marché.
Dublin serait toutefois en passe d'émettre à neuf ans, tandis que Lisbonne pourrait rouvrir dans les prochains jours une ligne obligataire 2017, selon IFR. Quel serait l’impact d’un tel aménagement. Olli Rehn a refusé de se prononcer mais le ministre des Finances irlandais, Michael Noonan, a parlé «d'économies d’un certain montant (qui se chiffre) en milliards».
Outre le sort de l’Irlande et du Portugal, l’agenda européen a été monopolisé hier par les déclarations d’intention du couple franco-allemand. Réunis à Berlin pour célébrer le cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée, le président français et la chancellière allemande se disent déterminés à renforcer leur coopération et à «la mettre au service de l’approfondissement de l’Union économique et monétaire». Les deux partenaires promettent des «initiatives ambitieuses» pour définir les étapes de cet approfondissement et annoncent le dépôt d’une contribution commune en mai, dans la perspective du Conseil européen de juin.
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