L’investissement immobilier francilien signe une année 2014 exceptionnelle

Les volumes ont progressé de 46% à 17 milliards d’euros sur 2014, leur meilleure performance après celle réalisée sur les années 2006 et 2007.
Patrick Aussannaire
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L’année 2014 aura été marquée par un millésime exceptionnel dans l’investissement immobilier en Ile-de-France, compte tenu du contexte économique dans l’Hexagone. La région a ainsi connu un montant global d’investissements en immobilier d’entreprise de 17 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année dernière, soit une hausse de 46% par rapport à 2013, selon les chiffres publiés hier par Immostat. Il s’agit ainsi de sa troisième meilleure année, après celles de 2006 et 2007.

L’Ile-de-France a concentré 71% de l’ensemble des montants engagés en France. Ce marché reste dominé par les acquisitions de bureaux, qui ont représenté 77% des sommes engagées. La part des commerces, en légère hausse avec 3,2 milliards d’euros, a progressé de 2 points pour atteindre 19% des volumes investis.

«L’année 2014 a été caractérisée par une abondance de l’offre», rappelle Virginie Houzé, directeur études & recherche chez JLL. Le marché a notamment été dopé par la finalisation de sept opérations supérieures à 100 millions d’euros à Paris. Elles ont porté sur quelques immeubles mixtes, tels que les portefeuilles Risanamento, Le Madeleine cédé par BlackRock, et le Rossini, ou encore des actifs unitaires emblématiques comme Beaugrenelle, l’enseigne Chanel de l’avenue Montaigne, ou celle de Benetton sur le boulevard Haussmann.

Sur le quatrième trimestre, les volumes investis ont progressé de 56% sur un an pour atteindre 5,5 milliards d’euros, mais ont été marqués une forte activité des transactions moyennes au détriment des grosses opérations. Dans ce contexte, si l’on ôte les deux opérations symboliques de plus d’un milliard d’euros de Cœur Défense et de Risanamento, d’un montant cumulé de 2,5 milliards, qui ne devraient pas se réitérer, les volumes investis devraient revenir entre 12 et 14 milliards cette année, estime Virginie Houzé.

Dans le même temps, les pressions à la baisse persistent sur les taux de rendement «prime» qui sont revenus à des niveaux compris entre 3,75% et 4,25%, mais restent bien supérieurs au rendement offert par l’OAT 10 ans, tombé à un plus bas de 0,73%. «L’intérêt pour les actifs moins ‘sécurisés’ se renforce de surcroît puisque les taux de rendement moyens ont enregistré dans l’ensemble un recul significatif en 2014», explique BNP Paribas Real Estate. De son côté, Virginie Houzé anticipe une persistance des forts écarts entre actifs «prime» et ceux de moins bonne qualité.

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