L’interdiction des CDS vire au casse-tête

Bannir les transactions dites spéculatives sur les CDS souverains est plus facile à dire qu'à faire
Alexandre Garabedian

Dans les salles de marchés, c’est la consternation. La frénésie régulatrice qui s’est emparée de l’Europe sur les CDS souverains suscite un certain désarroi. «On ne peut pas à la fois demander aux banques d’investir en emprunts d’Etat pour se plier aux nouvelles règles sur la liquidité, et les empêcher de se couvrir. Ou alors, nous achèterons tous des Bunds allemands», confie à L’Agefi le patron d’une banque française. Et même limiter le débat aux CDS «nus», qui ne couvrent pas d’actif sous-jacent, se révélerait très difficile dans les faits.

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