L’inflation reste le facteur clé pour une nouvelle hausse des taux américains
Les déclarations du FOMC ont conforté hier soir les attentes d’une normalisation du bilan de la Réserve fédérale dès le mois de septembre.
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Yves-Marc Le Réour
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Salle de réunion du Federal Open Market Committee de la Réserve fédérale. Photo Fed.
La Réserve fédérale américaine a opté hier soir pour le statu quo. A l’issue de sa réunion de deux jours, son comité de politique monétaire (FOMC) a décidé à l’unanimité de maintenir le taux des fonds fédéraux dans la fourchette de 1% à 1,25%. Prenant acte du fait que l’inflation en glissement annuel se situe «en dessous de 2%», la banque centrale continuera à surveiller son évolution de près. L’indice PCE de base (hors alimentation et énergie) a augmenté de 1,4% en mai, ce qui représente sa plus faible progression sur un an depuis décembre 2015. L’institution a constaté que l'économie américaine connaissait une croissance modérée et que l’amélioration du marché du travail avait été solide.
«La Fed campe sur ses positions. Elle renforce un tout petit peu l’idée qu’elle est quand même déçue qu’il n’y ait pas de signe d’inflation», relève Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services. Le manque d’inflation pourrait faire obstacle à une troisième hausse des taux cette année, même si la banque centrale continue d’affirmer que la hausse des prix devrait se stabiliser à moyen terme autour de la cible de 2% qu’elle juge bonne pour l'économie.
Le FOMC a déclaré que l’institution allait réduire «relativement vite» le volume des actifs accumulés à son bilan pour soutenir la reprise, alors qu’elle avait jusqu’à présent indiqué que la réduction de son portefeuille d’actifs interviendrait «cette année». Cette nuance de langage a conforté les anticipations de ceux qui pensent que la Fed commencera à normaliser son bilan dès le début de l’automne. «J’attends une annonce sur la réduction du bilan de la Fed lors de la prochaine réunion du FOMC les 19 et 20 septembre, avec une prise d’effet le 1er octobre», a commenté Carl Tannenbaum, économiste en chef de Northern Trust.
Après la publication de ce communiqué, les traders pensent que les chances de voir la Fed relever une nouvelle fois ses taux en décembre sont revenues à 35%, selon des données Thomson Reuters. Le dollar, qui avait passé la majeure partie des échanges de mercredi dans le vert face à l’euro, est reparti à la baisse, tandis que le rendement des obligations d’Etat américaines à 10 ans a reculé de 5 points de base à 2,29%. Le Bourse a de son côté consolidé ses gains vers de nouveaux records, avec notamment une progression de 0,45% à 21.711 points pour l’indice Dow Jones.
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