L’impact deviendra majoritaire dans l’investissement
Clara Gaymard, cofondatrice de Raise
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Pauline Armandet
Raise va lancer un fonds à impact. Nous pensons que l’impact va devenir quelque chose de majoritaire dans l’investissement. De quoi s’agit-il ? Investir dans une entreprise, pas simplement au regard de sa rentabilité et de sa performance financière, mais en fonction de l’impact qu’elle a sur la société. C’est ce que l’on appelle les externalités positives ou négatives. Par exemple, un restaurant qui va engager des migrants ou des handicapés va avoir un impact plus fort dans la société qu’un restaurant standard. Aujourd’hui, la société a vraiment besoin que la vie économique prenne en compte l’impact de ce qu’elle fait. Une autre nouveauté pour l’année 2019 concerne les prêts d’honneur. Raise a déjà fait 35 prêts d’honneur à 100.000 euros à des start-up. Ce sont des prêts d’honneur qui sont sans intérêts, avec un différé de deux ans et que l’on rembourse au bout de six ans. On s’est rendu compte que les start-up avaient un vrai besoin d’aller plus loin : on va leur proposer un prêt allant jusqu’à 500.00 euros avec un petit taux d’intérêt. On observe que quand les start-up sont en pleine croissance et qu’elles ne sont pas encore profitables, la seule façon de se financer pour elles se fait en ouvrant leur capital. Or cela coûte souvent très cher car elles ouvrent leur capital trop tôt. Ainsi, leur offrir des solutions de relais avec des prêts est sans doute la meilleure offre que l’on peut faire pour les aider à croître vite et bien.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus