L’impact des événements chypriotes a été mesuré sur l’euro/dollar
- L’Agefi : Quel est l’impact de la crise chypriote pour l’euro/dollar?
- Maud Minuit : A l’image de l’écartement contenu des primes de risque obligataires telles que les dettes périphériques ou le crédit, l’impact des événements chypriotes a été mesuré sur l’euro/dollar. En effet, les investisseurs se montrent aujourd’hui plus différenciants et peu enclins à faire réapparaître le risque systémique, ce qui constitue un soutien pour l’euro. C’est bien le risque spécifique qui s’accentue depuis le début de l’année : en Italie avec le résultat des élections, puis à Chypre avec l’une des mesures de financement du plan de sauvetage, soit la taxation des dépôts bancaires. Le marché partage les mêmes craintes sur Chypre, la Slovénie et l’Irlande, fondées sur le poids du secteur financier dans l’économie. Enfin, les investisseurs plébiscitent les perspectives de croissance comme soutien à la monnaie américaine contre toute devise.
- Pourquoi pariez-vous sur un dollar/yen à 96 à six mois?
- Des annonces importantes ont été faites le 4 avril, à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la BoJ. L’objectif est de parvenir à une inflation à 2,0% dès que possible dans les deux prochaines années. Le nouveau gouverneur M. Kuroda prévoit le doublement de la base monétaire d’ici fin 2014, l’achat de 50 trillions de yens de titres d’Etat par an, l’extension des maturités des achats de 3 à 7 ans et l’éligibilité aux achats des obligations à 40 ans. La BoJ s’est certes montrée plus agressive que les attentes du marché, mais le mouvement sur le dollar/yen est enclenché depuis octobre et a d’ores et déjà été important. Nous maintenons notre prévision de 96, proche des niveaux actuels.
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