L’immobilier résidentiel américain se stabilise mais ne rebondit pas
Les prix des logements ne remontent que modestement d’après l’indice Case Shiller. Le crédit d’impôt reste le principal moteur de la demande
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Violaine Le Gall
Le marché des logements américains peine à redémarrer. Malgré le crédit d’impôt accordé aux acquéreurs, en place jusqu’à fin avril 2010, les prix n’ont que peu évolué ces derniers mois. En décembre, ils ont modestement progressé de 0,3% sur un mois en données ajustées des variations saisonnières, d’après la dernière publication de l’indice Case Shiller par Standard & Poor’s hier. Pour le septième mois consécutif, les prix augmentent mais, depuis septembre, ils n’ont plus affiché un taux de croissance supérieur à 0,3%.
En variation annuelle, l’indice Case Shiller continue de reculer, mais un rythme toujours moins prononcé depuis le début janvier 2009. Ainsi, les prix ont fléchi de 3,1% entre décembre 2008 et décembre 2009. Ce repli est bien moins important que la chute record de 19% observée il y a un an.
«Le marché résidentiel américain est très fragile», souligne Teunis Brosens, économiste chez ING. Il est, et restera principalement soutenu par le crédit d’impôt offert aux acquéreurs dans les mois à venir, ajoute-t-il. Dans ce contexte, la demande pourrait rebondir à court terme, les particuliers devant conclure l’acquisition de leur bien avant le 30 avril pour bénéficier de la mesure fiscale. Ensuite, au second semestre, elle devrait s’affaiblir, compte tenu de la fin de la mesure fiscale.
Or, parallèlement, l’offre sera encore abondante. Les prêteurs hypothécaires possèdent environ 1,5 million de maisons saisies qu’ils prévoient de vendre. Par ailleurs, des particuliers attendent certainement une amélioration du marché pour mettre en vente leurs biens. Du coup, l’économiste d’ING n’exclut pas une nouvelle extension du dispositif fiscal par le Congrès, à l’approche des élections de mi-mandat en novembre prochain.
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