L’immobilier ne se redresserait pas avant 2018
Les prix immobiliers risquent de continuer à baisser à un rythme modéré au moins jusqu’en 2017 pour commencer à se redresser l’année suivante, selon l’étude trimestrielle du Crédit Agricole, réalisée par Olivier Eluère. La correction du marché immobilier débutée en 2011 est toujours en cours, et les prix pourraient « continuer à reculer lentement en 2015-2017, à un rythme de 2,5% par an », pour atteindre en cumulé une décote de 14% par rapport à leur niveau de 2011.
Une conjonction de facteurs favorables devrait réanimer le marché à partir de 2018. « Avec la baisse des prix et surtout le recul des taux de crédit des derniers trimestres, les prix sont, fin 2014 début 2015, très peu surévalués (entre 0 et5%) », poursuit l'étude. Mais « il faut que les prix se corrigent encore et deviennent sous-évalués pour être jugés véritablement attractifs », ajoute-t-elle.
Pour Olivier Eluère, les taux semblent être proches de leur point bas, et devraient se stabiliser avant de remonter très lentement au cours des prochains mois. Tant qu’ils ne remontent pas brusquement et dans l’hypothèse d’une hausse accélérée des revenus des ménages d’ici 2017, un cycle haussier pourrait reprendre dès 2018.
« La baisse cumulée des prix dans l’ancien depuis le début du mouvement de correction (fin 2011) reste faible, -7%, à comparer avec une hausse cumulée de 150% entre 1998 et 2011 », rappelle l'étude.
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