L’immobilier en régions est boudé par les investisseurs

Le ralentissement de l’activité économique et la faiblesse de l’offre neuve constituent des freins à l’acquisition
Violaine Le Gall

Les engagements en régions s’annoncent limités pour l’an prochain. D’abord, le ralentissement de l’activité va peser sur le marché des utilisateurs.

Avant que les craintes de récession ne se précisent, BNP Paribas Real Estate Research tablait déjà, en septembre dernier, sur un ralentissement des transactions de 12 à 19 % en 2012 dans les seize principales villes françaises, hors Paris.

Par ailleurs, l’offre d’actifs de la meilleure qualité, bien située, qui est actuellement largement privilégiée par les investisseurs, demeure insuffisante. Et la construction neuve reste faible.

Dans ce contexte, l’appétit des investisseurs pour les actifs situés en province va nettement fléchir. Ils prévoient d’allouer 2 % de leurs fonds dans les bureaux situés en province d’après le baromètre IPD de décembre 2011. Or, la part qui devait leur être réservée atteignait 8 % en mars dernier et 4 % en juin.

Les centres commerciaux, majoritairement situés en région, perdent aussi de leur attractivité en raison de la baisse de la consommation. Les investisseurs prévoient d’y consacrer une allocation de 11 % en décembre, contre 14 % en juin.

Plus largement, l’enveloppe que les investisseurs engagent dans l’immobilier diminue. Alors qu’en juin dernier, ils voulaient y investir 11,4 milliards d’euros en 2012, ce montant a été réduit à 10,7 milliards lors du dernier baromètre. Après un rebond de 23 % à 3,2 milliards d’euros en 2010, le marché de l’investissement immobilier pourrait bien se tasser dès cette année.

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