L’immobilier d’entreprise s’effondre en région parisienne
Panne sèche pour l’immobilier francilien. Le brutal retournement observé l’an dernier sur le marché de l’immobilier d’entreprise s’est accentué au premier trimestre. Les investissements en bureaux, commerces et autres locaux ont été divisés par sept en un an, à 395 millions d’euros, selon les chiffres provisoires d’Immostat, qui regroupe les conseils Atisreal, CBRE, DTZ et Jones Lang LaSalle. Au quatrième trimestre, au paroxysme de la crise financière, ils frôlaient encore les 2 milliards d’euros.
Les autres indicateurs ne sont guère plus encourageants. A 439.400 mètres carrés, la demande placée est en recul de 25 % sur un an, La Défense tirant son épingle du jeu. Quant à l’offre de bureaux disponible, elle s’est accrue de 8 % d’un trimestre à l’autre, à près de 3 millions de mètres carrés.
A l’origine du retournement du marché, les difficultés des banques ont entraîné la fin des montages à fort effet de levier, le gel du financement des grandes opérations (seulement deux ont dépassé 50 millions d’euros sur le trimestre), et la hausse des marges demandées aux emprunteurs. S’y ajoutent l’attentisme des investisseurs, alors que la baisse des prix s’amorce, et l’effet de la récession sur la demande. Celle-ci s’est déjà traduite par une baisse du loyer moyen sur les bureaux, revenu à son niveau du premier trimestre 2008. Arguant d’un regain d’intérêt d’investisseurs, notamment allemands, DTZ et Jones Lang LaSalle espèrent tout de même un volume d’investissement de 5 à 6 milliards d’euros en 2009. Ce qui tiendrait de l’exploit au vu des chiffres du premier trimestre, le plus actif de l’année depuis 2006 en termes de montants investis.
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