L’immobilier de bureaux francilien reste convalescent
Après le rebond de fin 2009, les investissements restent faibles au premier trimestre. La demande locative est tirée par les petites et moyennes surfaces
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Laure Closier
La fin de l’année 2009 sonnait comme une sortie de crise pour les acteurs de l’immobilier en Ile-de-France. Le début de l’année traditionnellement plus faible en matière de transactions empêche toute euphorie. Le montant global provisoire des investissements pour le premier trimestre 2010 est estimé à 845 millions d’euros par Immostat. Ils n’ont donc pas tenu la tendance haussière par rapport au quatrième trimestre 2009, s’effondrant des deux tiers mais font tout de même un bien meilleur démarrage que l’an dernier (445 millions d’euros).
«Les chiffres sont moyens mais sans surprise. Le marché de l’investissement est tout de même demeuré actif au premier trimestre et nous attendons pour 2010 des volumes de transactions pour l’Hexagone supérieurs à ceux de 2009», commente Richard Malle, directeur de la recherche France de BNP Paribas Real Estate.
Du côté des utilisateurs, la demande placée de bureaux sur le marché de l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France atteint 472.200 m² sur les trois premiers mois de l’année. Elle enregistre donc un recul par rapport au quatrième trimestre 2009 (609.300 m²), mais reste en hausse en comparaison avec le premier trimestre 2009 (441.800 m²). Une augmentation tirée par la demande de petites et moyennes surfaces. «Un signe important et précurseur d’une reprise franche de l’immobilier de bureaux», poursuit le spécialiste pour lequel les petites et moyennes surfaces représentent un véritable relais de stabilité pour le marché francilien.
Le loyer facial moyen provisoire des bureaux de seconde main en Ile-de-France au premier trimestre 2010 est quant à lui stable à 315 euros par rapport au premier trimestre 2009.
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