L’IASB fait une avancée timide en direction des assureurs
Le normalisateur comptable pourrait modifier à la marge la norme IFRS 9 pour mieux prendre en compte le modèle économique des compagnies
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
Une fois n’est pas coutume, les assureurs peuvent se féliciter des derniers travaux de l’International Accounting Standards Board (IASB). Le normalisateur comptable a fait un geste en leur direction mardi en proposant des «améliorations limitées» à la norme sur les instruments financiers IFRS 9 qui bouleverse leur modèle d’investisseurs de long terme.
Car les assureurs se conforment aux IFRS, sauf pour les provisions techniques, pour lesquelles l’IASB s’est donné le temps d’élaborer une norme. Baptisée IFRS 4 phase 2, elle est toujours en discussion. «Aujourd’hui on a un système qui satisfait tout le monde: les passifs sont au coût amorti et les actifs sont en valeur de marché mais les écarts de valorisation n’affectent pas le résultat net», explique Loïc Moan, senior manager en charge de la doctrine comptable pour les assurances chez Ernst & Young.
L’avenir est moins rassurant car les normes en cours d’élaboration ne sont pas cohérentes. «Si on applique IFRS 4 phase 2 qui rend le passif plus volatil et IFRS 9 qui rend l’actif plus stable, cela peut donner des variations considérables à la hausse ou à la baisse sur le résultat alors qu’il ne se passe pas grand-chose économiquement», résume Loïc Moan.
Pour éviter ce hiatus, l’IASB pourrait proposer que la volatilité du passif ne se répercute pas sur le compte de résultat mais sur les capitaux propres. Côté actif, le normalisateur pourrait revoir IFRS 9 pour introduire plus de juste valeur.
La FFSA salue une «nouvelle positive». Cependant, «des effets d’annonce, on en a déjà eu», met en garde Viviane Leflaive, associée chez KPMG et responsable des normes assurance. L’IASB a réaffirmé mardi sa volonté de prendre en compte les normes américaines, encore plus portées sur la juste valeur. Et il «pourrait être réticent à modifier sensiblement IFRS 9, car les sociétés qui ont anticipé son application vont devoir s’adapter une deuxième fois», estime Viviane Leflaive.
Le président de l’Autorité des normes comptables, Jérôme Haas, relativise aussi ces avancées: «les changements que l’IASB envisage d’apporter à IFRS 9 semblent extrêmement limités, or il reste toute une série de problèmes qui ne sont toujours pas traités». Comme prévu, l’application de la norme est reportée de deux ans. «La crise date de 2007 et nous n’aurons pas de réponse en place avant 2015», rappelle-t-il.
Avec ce nouveau produit dédié à l'investissement durable, l'assureur veut répondre à une double attente des épargnants : donner du sens à leur épargne tout en conservant sécurité et rendement.
Détenu par ses associés, le gérant français de private equity accueille le spécialiste des GP stakes comme actionnaire minoritaire afin d'accélérer son développement.
Le taux du Livret A augmente un peu moins qu’anticipé et celui du Livret d’épargne populaire reste stable. De mauvaises nouvelles pour les épargnants qui font les affaires des banques.
Plus de 50 prestataires de services de paiement étaient candidats pour participer au projet de l'euro numérique. Seule une banque française a été sélectionnée : BPCE.
La société de gestion américaine BlackRock, qui a publié ses résultats du deuxième trimestre 2026 mercredi 15 juillet, pulvérise à nouveau les attentes.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
La mission flash menée par le député PS étrille un dispositif de soutien aux « gros rouleurs » qui n’a bénéficié qu’à 24 % des personnes éligibles. Face à ce non-recours massif, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon juge « normal » que l'obtention de cette aide de 100 euros repose sur une démarche volontaire
Le gouvernement impose des restrictions inédites pour éviter des situations dramatiques en août. Les débits d'eau diminuent rapidement, et aucun territoire n'est à l'abri du risque d'incendies
Le texte examiné jusqu’au 17 juillet à l’Assemblée nationale mêle réforme de l’aide sociale à l’enfance et mesures d’urgence en réponse aux affaires de violences sexuelles sur mineurs. Il est contesté à gauche.