L’hypothèse d’une rupture franche entre Londres et l’UE refait surface
Beaucoup pensaient que la nouvelle locataire de Downing Street, Theresa May, opterait pour un Brexit « soft ».
Mais depuis dimanche, rien n’est moins sûr et les craintes d’une rupture franche avec l’Union européenne ont reparu, plus vives que jamais.
La principale victime de cette poussée d’angoisse a été, une nouvelle fois, la livre sterling qui a chuté à son plus bas niveau depuis trois ans.
En à peine un an, elle aura perdu un quart de son pouvoir d’achat face à l’euro.
Jusqu’ici, l’absence de précision quant à la stratégie britannique de négociation et la baisse de la livre justement, qui n’a pas à court terme que des inconvénients, ont permis le maintien de performances décentes de l’économie britannique.
Mais les propos du Premier ministre, annonçant l’amorce du processus officiel de Brexit dès mars, paraissent clairement exclure tout accord sur deux points-clés :
-la libre circulation des personnes dans le cadre européen ;
-et la reconnaissance par Londres de l’autorité en la matière de la cours européenne de Justice.
Or Bruxelles en a fait deux conditions pour pouvoir bénéficier, en contrepartie, du fameux régime du « passeport » autorisant, en particulier, le libre exercice des services financiers en Europe.
Bien sûr, beaucoup d’eau passera sous les ponts de Londres avant que les conditions précises du Brexit soient connues, en 2019.
Mais les milieux d’affaires préfèrent mettre les points sur les « i » sans attendre.
C’est ainsi que Xavier Rolet, le patron de la Bourse de Londres, ne fait pas mystère que l’absence de passeport, qui couperait la City du financement en euros, signerait la perte de 100.000 emplois financiers au moins.
Pas seulement à Londres mais dans tout le pays.
Plus d'articles du même thème
-
Les lignes bougent dans les projets éoliens aux Etats-Unis
Alors qu’un tribunal fédéral a ordonné à l’administration Trump de lever le gel afférent à l’examen de parcs terrestres, RWE se désengage à son tour de l’éolien en mer dans ce pays. -
Le pétrole reste suspendu aux incertitudes dans le détroit d’Ormuz
Les cours du brut sont repartis à la hausse alors que l’accord entre l’Iran et Oman n’assure pas une réouverture rapide du détroit. Le conflit s’étend désormais au Yémen et à l’Arabie saoudite. -
Volkswagen doit répondre à des injonctions contradictoires
Alors que son actionnaire de référence, Porsche SE, exhorte le groupe à accélérer ses prises de décision pour sortir du marasme, la résistance des salariés et des syndicats se renforce. -
Le manque d’audace pénalise Swiss Re et Munich Re
Malgré des résultats financiers en hausse sur les six premiers mois de l’année, les deux premiers réassureurs mondiaux ont été sanctionnés en Bourse à l’issue de leurs publications semestrielles. Ils n’ont pas su répondre aux attentes des investisseurs, particulièrement exigeants sur les perspectives. -
AllianzGI devient un nouvel émetteur d’ETF sur SIX Swiss Exchange
L’opérateur de la Bourse suisse compte désormais 37 émetteurs d’ETF. -
Le Suisse Cinerius se renforce au Luxembourg en rachetant le gestionnaire de fortune Nordlux
Le groupe suisse Cinerius, déjà implanté au Luxembourg via GSLP, franchit une nouvelle étape stratégique en acquérant Nordlux. Les deux entités, positionnées au Grand-Duché, devraient se rapprocher et représenter une structure de 1,5 milliard d'euros sous gestion.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- De prince déchu de l’IA à lanceur d’alerte malgré lui
- BlackRock lance la tokenisation de ses fonds monétaires UCITS en Europe
- AllianzGI accélère son expansion en Asie avec l'acquisition d'UOB Asset Management
- Oddo BHF met la main sur la plateforme de services aux fonds Ifsam
- Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
Contenu de nos partenaires
-
Affaire Lyhanna : l'audit recense des enquêtes sur les violences sexuelles sur mineurs « perdues » dans toute la France
Des procédures introuvables, des milliers de dossiers non signalés aux parquets et des enquêteurs débordés ou insuffisamment formés : un état des lieux réalisé après la mort de Lyhanna révèle de graves défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs -
Ruptures« La France à +4 degrés, c’est la plaine du Maroc »
Marc-André Selosse, biologiste et professeur au Museum d'histoire naturelle, explique comment la sécheresse, et plus largement le changement climatique, affecte la biodiversité et le risque que la raréfaction de ressources naturelles fait peser sur nos sociétés -
Crise migratoire à Ceuta : l’Espagne riposte à l’Italie en imposant à son tour des contrôles aux frontières
Madrid va rétablir dès ce samedi des contrôles dans ses ports et aéroports pour les voyageurs en provenance d’Italie. Cette mesure de rétorsion intervient après le refus de Rome de lever les restrictions imposées à l’Espagne dans le sillage de la crise migratoire à Ceuta