L’histoire récente accrédite la faiblesse de la reprise aux Etats-Unis
Il n’est pas inhabituel d’observer des périodes pendant lesquelles la reprise semble s’essouffler, comme en 1990-93 et 2000-04
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Nuno Teixeira - Schroders
Pour éclairer le débat sur la réalité de la reprise aux Etats-Unis, il peut être utile d’observer la configuration d’autres phases de reprise observées dans le passé.
Historiquement, les phases de reprise aux Etats-Unis ont été marquées par un fort rebond de la croissance du produit intérieur brut (PIB) - après la période de récession - avec une courbe en V.
Mais, en réalité, il n’est pas inhabituel d’observer des périodes pendant lesquelles la reprise semble s’essouffler et à titre d’exemple, les reprises économiques des années 1990 et 2000 ont été plus poussives que lors d’autres cycles.
En fait, ces deux périodes (1990-1993 et 2001-2004) ont été marquées par des rythmes de croissance économique annualisés de 2,5% après la fin de la récession.
Dans les deux cas, les perspectives économiques avaient été qualifiées «d’incertaines» par la Réserve Fédérale et, à chaque fois, la Fed a abaissé ses taux directeurs, les taux obligataires ont chuté et l’économie a fini par rebondir.
Ces exemples montrent comment une reprise normale peut connaître des faiblesses momentanées une fois que le cycle de restockage a fini de produire ses effets. La reprise actuelle est d’autant plus vulnérable que la politique monétaire a moins d’impact qu’auparavant: elle subit en effet les «vents contraires» de la réduction de la taille des bilans bancaires. Ce qui ne signifie pas pour autant que la Réserve fédérale américaine n’essaiera pas tout ce qui est en son pouvoir pour relancer la croissance !
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