« L’heure est à la stabilisation des bourses après une reprise si forte depuis douze mois »
L’Agefi : Pourquoi conservez-vous inchangées vos prévisions tant pour les Etats-Unis que pour l’Europe depuis le mois d’octobre ?
Olivier Lazar : Il paraît toujours évident que l’interconnexion des grands marchés est encore forte et qu’il en sera ainsi, tant qu’il n’y aura pas de divergences sur la politique de liquidité et de taux d’intérêt entre les Etats-Unis et l’Europe. Deux forces, contradictoires, s’opposent depuis plusieurs mois. D’un côté, des entreprises internationales continuent à créer de la richesse avec des résultats positifs et largement anticipés et de l’autre, des économies d’Etats dans des situations catastrophiques qui obligent, ou vont obliger les gouvernements à des plans d’économie, alors même qu’hier ils tentaient d’effectuer une relance à coup de milliards d’investissements. En octobre, nous avions, à raison, espéré une fin d’année positive et un marché français approchant le seuil des 4.000 points. L’heure est à la stabilisation après une reprise si forte depuis douze mois.
Quels catalyseurs attendez-vous pour revenir plus largement sur les actions ?
Les marchés valorisent bien les entreprises mais il ne peut y avoir d’optimisme à moyen terme, même si elles sont sainement gérées, sans que l’économie, en général, ne retrouve le chemin de la hausse dans la stabilité de ses grands agrégats. L’inquiétude est forte face à la réaction qu’auront les marchés lorsque la hausse des taux s’enclenchera. Ce n’est qu’à partir de ce moment, et lorsque les chiffres de la croissance et du chômage confirmeront leur amélioration, qu’il sera temps de retrouver le chemin d’une hausse durable.
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