L’expérience d’EFG International en France prend fin
L’expérience d’EFG International en France n’aura guère duré. Après avoir acquis Sycomore Gestion Privée en 2008 et obtenu sa licence bancaire l’année suivante, l’établissement suisse plie les voiles. A l’occasion de la publication de ses comptes 2011, il a annoncé l’ouverture de négociations avec plusieurs repreneurs pour tout ou partie de ses activités françaises. Il avait mené un audit de groupe en octobre dernier, prélude à une restructuration massive.
Les activités hexagonales comprennent EFG Banque Privée, EFG Asset Management et EFG Assurance. En revanche, elles n’incluent pas la succursale française d’EFG Financial Products (FP) Europe, société spécialisée dans les produits structurés, cotés à Francfort. Comme annoncé en octobre, cette joint-venture, dont EFG International ne détient que 57%, devrait faire l’objet d’une introduction en Bourse cette année. Le groupe helvète réduirait à l’occasion sa participation à environ 20%. EFG FP Europe est d’ailleurs en pleine forme, ses revenus ayant progressé de 30% en 2011 et son bénéfice imposable de 38% (à 17,6 millions d’euros).
Dans le cadre de sa restructuration, EFG International a décidé de fermer ou de vendre ses filiales déficitaires ou marginalement bénéficiaires, ainsi que celles n’ayant pas atteint une taille suffisante. Le groupe a déjà liquidé ses bureaux suisses de Sion et Lugano, de Manille (Philippines) et d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis). Il a entamé une procédure de liquidation de sa filiale de conseil à Buenos Aires (Argentine) et étudie les possibilités concernant le bureau de Gibraltar. Le bureau de Dubaï sera fermé le 30 juin. EFG Capital a en outre fermé New York fin janvier. Concernant les cessions, EFG Bank Denmark a été cédé à SEB WM et SIF à la branche suisse de Caceis, la filiale d’administration et de conservation du Crédit Agricole.
Subissant la chute des marchés, EFG International a vu ses actifs sous gestion se replier de 7,5% à 78,4 milliards de francs suisses (65 milliards d’euros). La décollecte atteint 1,2 milliard, mais le groupe aurait enregistré une collecte nette de 600 millions si l’on ne tient pas compte des activités arrêtées ou vendues. Restructuration oblige, il a enregistré une perte nette de 294 millions de francs en 2011. Celle-ci intègre une provision pour restructuration de 46 millions et 224 millions de dépréciations d’actifs et d’écarts d’acquisition consécutifs au plan.
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