L’Europe se dote d’un calendrier financier pour assurer le sauvetage irlandais
La facilité européenne de stabilisation de l’euro (EFSF) procèdera «dans la deuxième moitié de janvier» à sa première émission, d’environ 5 milliards d’euros pour abonder le plan de soutien à l’Irlande qui sera officiellement scellé ce matin par les ministres des finances des Vingt-Sept à Bruxelles. La documentation du prêt lui-même doit être signée «avant Noël» à Dublin et la sélection des banques pour la première syndication «est en cours», a annoncé hier soir le directeur général de l’EFSF. Klaus Regling, dont le nom a été avancé comme une possible alternative à Axel Weber, le président de la Bundesbank, pour succéder l’an prochain à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, s’exprimait à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe. «Moins de un dixième de la capacité» de l’EFSF sera mobilisée pour venir au secours de l’Irlande, a-t-il ajouté.
Pour le reste l’eurogroupe d’hier n’a donné lieu à aucune «décision nouvelle majeure», a indiqué son président Jean-Claude Juncker. Le Premier ministre luxembourgeois a néanmoins lourdement insisté sur les efforts méritoires de consolidation budgétaire du Portugal et de l’Espagne. «La reprise se dessine mais il est essentiel de contrôler les feux de broussaille pour éviter que l’incendie reprenne», a dit le commissaire aux affaires économiques et monétaires Olli Rehn. «Nous sommes très impressionnés par l’annonce de la consolidation budgétaire» au Portugal, a indiqué Jean-Claude Juncker. Interrogé sur un possible gonflement du montant de l’EFSF, en faveur duquel s’est prononcé ce weekend le ministre des finances belge Didier Reynders, il a répondu: «nous ne voyons pas le besoin de prendre des mesures immédiates». Un rapport du Fonds monétaire international, que son directeur général Dominique Strauss-Kahn était venu présenter en personne à Bruxelles, plaide pour une augmentation du «filet de sécurité» créé en mai et continue d’insister sur le besoin d’assainissement du secteur bancaire.
Sa proposition d’émissions conjointes d’obligations dans la zone euro, relancée le matin même par voie de presse aux côtés du ministre italien Giulio Tremonti, n’a apparemment pas été discutée. Berlin avaitredit son opposition et Paris n’a officiellement pas de position sur le sujet. «J’ai fait cet article pour dire que ce n’est pas aussi stupide que cela en a l’air», a ironisé hier Jean-Claude Juncker.
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