L’Europe est confrontée à la faible hausse de sa productivité
La zone, qui se distingue par un petit nombre d’heures travaillées par personne occupée, est aussi pénalisée par des pertes de jours travaillés
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Nuno Teixeira, Schroders
Le lien entre l’évolution de la productivité, d’une part, la croissance économique et le niveau de vie des actifs, d’autre part, ne fait plus débat. Or, si la productivité par personne occupée en Europe est supérieure à celle du Japon, elle est inférieure de près d’un quart à celle des Etats-Unis. En outre, l’Union européenne se distingue par un faible nombre d’heures travaillées par personne occupée et un faible taux d’emploi.
L’économiste Jean-François Jamet avance deux explications : l’une est la «préférence pour le loisir» des Européens (faible nombre annuel d’heures travaillées et départ précoce à la retraite), l’autre est la difficulté d’accès à l’emploi des actifs les moins productifs. A titre indicatif, le nombre annuel d’heures travaillées s'élevait en moyenne en 2005 à 1.624 heures dans l’UE (et seulement 1.450 en France et en Allemagne…) contre 1.749 au Japon et 1.819 aux Etats-Unis.
A l’approche du mouvement de grève du 23 septembre, on peut aussi s’intéresser au nombre de jours perdus en raison d’une «action revendicative»: notre graphique montre que les pays européens ont perdu à ce titre, sur les quatre dernières décennies, une moyenne de près de 50 journées de travail par an pour 1.000 salariés, contre 8 aux Etats-Unis et 1 au Japon.
Certains pays, comme la France, parviennent certes à compenser en partie ce handicap par une productivité horaire élevée - supérieure même à celle des Etats-Unis. Mais cela se paie d’une proportion trop faible de la population en âge de travailler disposant d’un emploi. L’objectif pour l’UE est donc clair : élever son niveau de productivité par personne en âge de travailler et ainsi son niveau de vie.
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