L’Eurogroupe maintient la pression sur la Grèce et l’Italie
Alors que l’eurozone attend des gages d’Athènes et de Rome, elle avance sur la démultiplication de sa capacité d’intervention sur le marché des souverains
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Courant novembre»: c’est l’échéance annoncée par Olli Rehn pour le versement de la sixième tranche d’aide à la Grèce originellement attendue en septembre. Le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires a salué la formation d’un gouvernement d’union nationale. Bruxelles attend d’Athènes une lettre d’engagement cosignée par le prochain gouvernement et les leaders de deux partis d’opposition. «On aurait du faire cela depuis des mois déjà», a commenté hier soir Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe.
De Rome aussi, les Européens attendent des gages. Silvio Berlusconi avait présenté lors du dernier Sommet de l’eurozone un plan de rigueur visant à revenir à l’équilibre budgétaire en 2013. Mais il manque de précision et Giulio Tremonti, le ministre des finances, n’est pas arrivé hier avec des éléments supplémentaires. Olli Rehn a adressé un «questionnaire» à Silvio Berlusconi et attend une réponse «cette semaine». Les partenaires de l’Italie ne se payent plus de mots. «Nous n’avons pas de preuve sérieuse que ces projets de réforme sont pris sérieusement», indiquait hier soir le porte-parole d’un ministre influent. Et d’ajouter: «il se passe un peu la même chose qu’en Grèce».
Klaus Regling, le directeur général du FESF, a reçu un nouveau mandat pour démarcher les investisseurs internationaux sur la base des deux options agréées le 27 octobre. Elles ont été précisées. Le réhaussement de crédit sur les émissions primaires se ferait au moyen de l’émission conjointe d’une obligation et d’un «certificat de protection partiel» (CPP) qui seraient «vendus en paquet». La possibilité de séparer et négocier ensuite séparément les deux instruments n’est pas tranchée. Mais Klaus Regling a précisé que le CPP ne pourrait donner lieu au versement d’une garantie en cas de défaut qu’attaché à l’obligation. «Ce n’est pas un CDS à nu», a-t-il dit.
Le SPV a été rebaptisé Co-investment funds (CIF). Leur but (car il pourrait y en avoir plusieurs) serait, selon le directeur du FESF, de «créer de la liquidité additionnelle» et d’ «améliorer la capacité de financement des prêts» aux Etats, y compris pour des recapitalisations bancaires, en détenant les titres jusqu’à maturité.
Les questions liées à la gouvernance de la zone euro ont été laissées à une rencontre ultérieure, de même que la formulation d’une position commune sur l’utilisation des droits de tirage spéciaux du FMI.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve