L’Eurogroup confirme que le MES sera sur les rails fin octobre
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) sera opérationnel à la fin du mois d’octobre,
a déclaré Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroup, vendredi, à l’occasion
de la réunion des ministres des finances de la zone euro à Chypre. Il a ajouté
que les États-membres verseraient 32 milliards d’euros au fonds de secours
permanent en deux tranches, d’ici la fin octobre, lui permettant ainsi
d’atteindre sa capacité initiale de prêt de quelque 200 milliards d’euros. Son
conseil d’administration se réunira pour la première fois le 8 octobre, en
marge de la réunion de l’Eurogroup.
L’annonce intervient deux jours après l’approbation de ce mécanisme par la
Cour constitutionnelle allemande. La Cour de Karlsruhe a cependant posé des
conditions à sa ratification du fonds de secours, en imposant une obligation de
consultation du Parlement allemand et en réclamant un droit de veto sur une
éventuelle augmentation de la participation de Berlin, qui contribue à hauteur
de plus d’un quart de l’enveloppe du MES. Mais Jean-Claude Juncker considère
que les conditions imposées par la Cour de Karlsruhe ne sont pas un obstacle au
MES. «Nous nous sommes tous accordés
sur le fait qu’aucune disposition du traité ne saurait être interprétée comme
débouchant sur une hausse de contributions pour les membres du MES sans accord
préalable de leurs dirigeants», a-t-il tenu à préciser.
Les ministres n’ont toutefois pas pu s’entendre sur la tarification des
prêts qu’accordera le MES, a dit un diplomate européen à Reuters. En outre, à
la différence de son prédécesseur, le Fonds européen de stabilité financière
(FESF), le MES aura par ailleurs la possibilité d’appliquer une pénalité aux
pays en difficulté. Des pays du nord de l’Europe, tels que les Pays-Bas,
plaident pour une telle disposition afin de lutter contre l’aléa moral, tandis
que d’autres s’opposent à ce qu’ils considèrent être une double peine.
Plus d'articles du même thème
-
La bonne tenue des actions européennes est suspendue au test des bénéfices
Les actions ont rebondi en Europe avec l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran et la forte baisse du pétrole. Certains n’y voient qu’un rattrapage désormais achevé, d’autres croient qu'une deuxième vague de hausse est possible si la conjoncture continue de s'améliorer. -
Les dettes AT1 pourraient devenir un sujet de compétitivité pour les banques
La Banque des règlements internationaux a exposé ses propositions pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). L’institution donne l’impression de vouloir imposer aux banques européennes de nouvelles règles complexes, pas toujours adaptées. -
Voyageurs du Monde va quitter la Bourse parisienne
Avantage, regroupant les fondateurs et les actionnaires institutionnels du voyagiste, lancera une OPA simplifiée, voire une offre publique de retrait, au prix de 180 euros par action. Une offre, avec une prime de 24% sur le dernier cours, qui valorise le groupe 807 millions d’euros. -
Le gouvernement annonce de nouvelles économies et évoque un dérapage du déficit public
Le Comité d’alerte des finances publiques s’est conclu sur la décision de réaliser 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires, après les 6 milliards déjà mis en œuvre depuis avril, mais le déficit pourrait s’alourdir plus que prévu. -
L’Agence française anticorruption multiplie les actions dans le public et le privé
Les condamnations en matière d’atteinte à la probité ne cessent d’augmenter. Près d’une sur deux concerne les collectivités territoriales. L’Agence française anticorruption (AFA) a mené l’an dernier deux fois plus d’actions de sensibilisation à l’égard des acteurs publics. -
Tandis que Proxima lève 411 millions d'euros, la France se laisse distancer dans la fusion nucléaire
Valorisée 2,4 milliards d'euros, la start-up bavaroise attire Google et RWE à son capital lors d'un tour mené par XTX Ventures et East X Ventures. Ses rares homologues françaises, elles, peinent à dépasser quelques dizaines de millions.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- BlackRock remporte un mandat de 10 milliards d'euros
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Perpetual rejette une offre de rachat de 1,7 milliard de dollars d'EQT
- Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
Contenu de nos partenaires
-
PrésidentielleMarine Le Pen choisit le tribunal des urnes
Ni empêchée, ni réhabilitée, Marine Le Pen a décidé d’ouvrir une troisième voie pour se présenter à la présidentielle. Celle d’un pourvoi en cassation qui suspend sa peine, malgré le risque de se voir imposer un bracelet électronique début 2027 -
Mauvaise piocheMarine Le Pen candidate : scénario noir pour les héritiers du macronisme
Edouard Philippe et Gabriel Attal ont vite réagi, le 7 juillet, pour contrer la candidate qui les menace le plus. Ils estiment Marine Le Pen plus difficile à battre que Jordan Bardella -
EditorialMarine Le Pen candidate : les juges et la politique, troisième round
C’est une leçon pour l’avenir : le pouvoir des juges doit s’arrêter là où la liberté démocratique est menacée