L’euro s’affirme comme la superstar de cette fin d’année
L’euro n’aura pas consolidé bien longtemps : tombé à 1,1555 dollar en début de mois, le voilà qui se dirige à nouveau vers les 1,20 dollar et paraît capable d’enfoncer son record de l’année de 1,2093.
Pour les cambistes pas de doute, la monnaie unique est le bon pari en cette fin d’année pour profiter de la reprise qui brille en zone euro.
Rien ne paraît avoir de prise sur elle et notamment pas la politique européenne.
Ni l’approche des élections catalanes, où les indépendantistes sont au coude à coude avec les unionistes, ni la quête gouvernementale infructueuse en Allemagne n’ont entravé le moins du monde son ascension.
Au contraire, plus l’euro monte et plus paraît s’imposer l’idée que la reprise est immunisée contre ce phénomène.
La publication des indices PMI de la société Markit, toujours guettée par les professionnels, a achevé de convaincre les plus récalcitrants que l’économie de la zone est dans une forme exceptionnelle et sans doute durable.
Non seulement les indices sont au plus haut mais ils accélèrent.
C’est surtout vrai dans l’industrie qui n’avait plus été à pareille fête depuis plus de 6 ans et dont le boum laisse bien augurer non seulement de l’investissement mais aussi des exportations.
Celles-ci ne paraissent pas souffrir de l’appréciation de l’euro, de l’ordre de 15% depuis le début de l’année.
La croissance synchrone dans la monde profite prioritairement à la zone et c’est cela que reflète la hausse de l’euro.
Il n’est pas jusqu’à la petite poussée inflationniste que cette reprise robuste suscite qui ne séduise aussi les investisseurs.
Car elle pourrait pousser la BCE à clarifier plus vite que prévu sa politique monétaire, ce qui ne serait pas pour déplaire au marché !
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