L’ESM devra disposer de 500 milliards d’euros en 2013
Les ministres des Finances européens réunis hier à Bruxelles pour parler du Mécanisme de stabilisation de l’euro (ESM) avaient soigneusement aligné leur message: aussi longtemps que tout n’est pas décidé, rien n’est décidé, ont-ils entonné de concert. La réforme de la facilité de stabilisation de l’euro, celle du pacte de stabilité, le projet de pacte de compétitivité et la révision des conditions faites à la Grèce et à l’Irlande sont les pièces d’un seul puzzle qui doit être dévoilé les 24 et 25 mars par les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.
Les travaux sur le futur Mécanisme de stabilisation de l’euro, qui succèdera en 2013 à l’actuelle facilité, progressent néanmoins. «Nous avançons à un rythme satisfaisant. Nous nous sommes mis d’accord sur le volume du fonds, de 500 milliards d’euros», a indiqué hier le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, mandaté par le Conseil européen pour piloter les travaux sur l’ESM. Le montant, qui correspond à «une capacité de prêt effective» sera «soumis à révision tous les deux ans», a-t-il précisé, sans donner plus d’indication sur la structure de l‘ESM. D’après l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, cette somme pourrait comprendre une dotation en capital de 100 milliards d’euros, dont 20% apportés par Berlin. L’information n’a pas été confirmée hier.
Jean-Claude Juncker a également confirmé que le Fonds monétaire international «sera une partie du mécanisme futur» en sus des engagements des membres de la zone euro dans le cadre de l’ESM et d’éventuelles contributions volontaires d’autres pays non membres. Les ministres doivent se revoir le 14 mars et, possiblement, le 21 mars pour pouvoir achever leurs travaux avant le Conseil européen de printemps.
La convergence imaginée par Berlin avec son «pacte de compétitivité» sera, elle, au centre d’un conseil extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro le 11 mars. Elle continue à susciter des réserves, notamment parce qu’elle semble contourner les institutions communautaires. «Il faut agir dans le cadre de la loi et des institutions communes pour le rendre plus efficace», a rappelé hier le commissaires aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. Cette proposition, accueillie avec réserve par de très nombreux pays, parasite les travaux sur la réforme du pacte de stabilité qui contient elle aussi un volet sur la convergence macroéconomique, estime-t-on à Bruxelles.
Plus d'articles du même thème
-
Les règles du secteur aérien divergent des deux côtés de l’Atlantique
Alors que le marché américain a connu une libéralisation précoce, l’Union européenne a mis en place un arsenal réglementaire destiné à mieux protéger les voyageurs. -
Les fonds actions zone euro petites et moyennes capitalisations à la loupe #174
Les PME de la zone euro ayant particulièrement subi les conséquences de la crise au Moyen-Orient, celles-ci ont vu leurs performances s'effondrer. -
L'Agefi Actifs - Juillet-Août 2026
Tous les mois, Actifs, le magazine de la gestion de patrimoine de L’Agefi, donne la parole à un professionnel du secteur, décortique les sujets d’actualité à travers une grande enquête et des dossiers thématiques et esquisse le portrait d’une personnalité. Sans oublier nos précieux «Cas pratiques». -
SK Hynix lève 26,5 milliards de dollars en se cotant aux Etats-Unis
Le fabricant de puces sud-coréen a fixé le prix de ses certificats de dépôt cotés à Wall Street à 149 dollars. Les négociations débutent ce vendredi. -
UBS a contribué à la vague de rachats chez Blue Owl
Le groupe bancaire UBS a conseillé à certains clients de sa banque privée, particulièrement exposés à la dette privée, de réduire leurs allocations, rapporte le Financial Times. Cette recommandation a lourdement pesé sur le Technology Income Fund de Blue Owl, dont environ 60% du capital provenait de clients UBS, principalement asiatiques. Le fonds a subi environ 400 millions de dollars de retraits au quatrième trimestre 2025, puis des demandes représentant plus de 40% de sa valeur début 2026. L’épisode illustre la dépendance des fonds semi-liquides aux grands réseaux de banque privée, estime le FT. -
PSG Equity prend le contrôle de l'éditeur de logiciels BrightAnalytics
Dans un contexte marqué par l'essor de l'intelligence artificielle et la pression sur les valorisations du software, PSG Equity investit dans BrightAnalytics pour soutenir son développement international.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Contenu de nos partenaires
-
947 millions en 2025 : dopées par l’IA, les fraudes à l’assurance se multiplient
Selon l'Agence de lutte contre la fraude à l'assurance (Alfa), les fraudes à l’assurance ont augmenté de près de 5 % l'année dernière, portées par les arnaques aux mutuelles et aux contrats de prévoyance -
Otan : la rhétorique de Trump contamine doucement la population américaine
La confiance dans l’Alliance atlantique s'érode aux États-Unis où, sous l’influence de Donald Trump, 43 % des Américains doutent désormais d'un soutien européen en cas d’attaque -
« Il menace de tout faire basculer » : pourquoi le phénomène climatique El Niño inquiète les experts
Sécheresses, moussons, typhons... Le phénomène climatique El Niño est de retour et il pourrait être l'un des plus puissants connus à ce jour, avec des conséquences dramatiques dans le monde