Les Vingt-Huit cherchent à ramener le calme après le choc du 23 juin
Le sommet européen qui s’ouvre ce soir à Bruxelles doit baliser les étapes de la négociation qui s’annonce entre l’Union européenne et Londres.
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Florence Autret, à Bruxelles
Le Conseil européen se réunit les 28 et 29 juin sous la présidence de Donald Tusk, ici lors de la conférence de presse post-Brexit du 24 juin.
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Photo European Union.
La rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’ouvrira ce soir à Bruxelles n’apportera pas d’information sur la nature des futures relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Elle visera simplement à préciser les étapes de la négociation qui s’annonce. «Le plus important est d’envoyer le message clair que la situation est sous contrôle et qu’il n’y a pas de vide juridique», indiquait dimanche une source proche du président du Conseil Donald Tusk. «Débuter la négociation mardi n’est pas une option réaliste», indiquait cette source.
Hier, Angela Merkel et François Hollande ont insisté sur l’importance de fixer un calendrier. La chancelière a précisé qu’il ne pouvait y avoir de négociations informelles sur une sortie de l’UE du Royaume-Uni «avant la notification formelle par Londres».
Les dirigeants européens ont cependant relâché la pression sur le Premier ministre britannique David Cameron, qui ne souhaite pas encore déclencher la procédure prévue à l’article 50 du traité en formalisant la demande de sortie. En revanche, les travaux techniques ont commencé à élaborer les « lignes directrices» qui préciseront les modalités de la négociation et devront être adoptées à l’unanimité du Conseil, après que la demande formelle de sortie aura été faite. Il ne fait maintenant plus de doute que la négociation du futur statut du Royaume-Uni et celle du traité de sortie se feront en parallèle même si le premier ne pourra devenir réalité qu’une fois le Royaume-Uni redevenu un pays tiers. Mais la forme de cette future relation reste totalement ouverte.
Reste la question de la gestion de cette transition entre la sortie, qui doit intervenir sous deux ans, et l’entrée en vigueur d’un ou de plusieurs nouveaux accords, pour la conclusion desquelles il n’y a pas de date butoir. «On peut parfaitement imaginer que l’accord de retrait prévoie des transitions longues pour l’extinction des droits, en particulier s’agissant de la libre circulation», indique une source diplomatique de haut rang. D’où l’intérêt d’avoir dès le début des discussions sur le traité de sortie «une petite idée de ce que sera le statut futur».
Mercredi, les chefs d’Etat et de gouvernement qui se réuniront en sommet informel seront renvoyés au signal du 23 juin. «Il faut voir ce qui manque dans le projet pour susciter l’adhésion des peuples», ajoutait la source.
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