«Les valorisations des valeurs moyennes semblent avoir atteint un point haut»
- L’Agefi: Pourquoi anticipez-vous un recul du CAC 40 et de l’EuroStox 50 à horizon six mois ?
- Pierre Guillemin: A l’horizon des six prochains mois, quelques facteurs de risque tant macroéconomiques que politiques, pourraient générer de la volatilité. Par exemple, le cas de la solvabilité de la Grèce (et d’âpres négociations en vue d’un nouvel allègement de sa dette) redevient une source d’incertitude. Il faudra aussi être attentif aux résultats des élections britannique et espagnole, en mai prochain. Après un mois de janvier profitable aux actifs risqués de la zone euro, d’éventuelles corrections ponctuelles ne sont pas à écarter. Pour autant, à plus long terme, nous croyons au potentiel de rattrapage des actions de la zone euro. A douze mois, les anticipations de valorisation du consensus de marché nous paraissent correctes. Plus précisément, nous distinguons les petites et moyennes capitalisations dont les niveaux de valorisation semblent avoir atteint un point haut, des grandes capitalisations dont le potentiel de rebond est quasiment intact.
- Vos attentes sur le S&P 500 sont les plus élevées du Panel Agefi. Ne craignez-vous pas une survalorisation du marché américain ?
- Après avoir atteint des niveaux record en 2014, les indices américains marquent le pas en ce début d’année. Nous estimons que les actions américaines sont bien valorisées et n’identifions pas, à ce jour, de risque de surchauffe boursière, comme cela a pu être le cas en 2001-2002 sur le segment des valeurs technologiques. Dans ces conditions et compte tenu de la robustesse de l’économie américaine, il existe encore un potentiel d’appréciation de l’ordre de 6 à 10% en 2015.
{"title":"","image":"81912»,"legend":"Panel Actions»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
KNDS reporte son introduction en Bourse
Le fabricant d’armes franco-allemand met en pause son projet de cotation à Paris et Francfort en raison des conditions de marché. -
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français