Les transactions de bureaux en Europe sont retombées au plus bas depuis 2009
A l’image de l’immobilier de bureaux parisien, d’autres marchés en Europe devraient profiter en 2013 et 2014 de la livraison d’immeubles neufs même si l’on ne retrouvera pas le pic d’avant-crise, explique CBRE dans une note récente. Plusieurs villes devraient soutenir la tendance outre la capitale parisienne : Londres en Europe de l’Ouest, mais aussi Saint-Pétersbourg, Moscou et Varsovie à l’Est. Une «nouvelle vague d’immeubles de bureaux spéculatifs» s’apprête à arriver sur le marché, souligne CBRE. En dehors des pays cœur de l’Europe, les projets de développements immobiliers devraient marquer le pas cette année.
L’an dernier, la crise économique a durement affecté le secteur de l’immobilier de bureaux en Europe. Les transactions dans les neuf principaux marchés d’Europe de l’Ouest ont reculé de 7% en 2012, selon BNP Paribas Real Estate. La tendance est la même pour l’Europe des Vingt-Sept où la demande placée a plié de 6% sur un an, soit un plus bas depuis 2009, selon CBRE. La disparité entre les pays s’est renforcée au quatrième trimestre.
Les marchés les plus solides comme Amsterdam, Francfort, ou Londres ont enregistré des niveaux élevés de demande placée alors que les pays les plus touchés par le ralentissement économique comme Madrid et Rome ont enregistré un plus bas niveau d’activité historique sur la période. La dissipation des craintes d’un éclatement de la zone euro au cours de la deuxième partie de 2012 n’a pas permis de restaurer totalement la confiance. Cette frilosité a pesé sur les loyers. L’indice des loyers «prime» des Vingt-Sept (EU-27 Prime office Rent Index) de CBRE est retombé en 2012 au plus bas depuis 2010.
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