Les transactions au comptant dynamisent l’activité du marché des changes
D’après la BRI, l’activité moyenne journalière en avril 2010 a crû de 20 % par rapport à avril 2007 à 4.000 milliards de dollars
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Tân Le Quang
Crise ou non, l’activité sur le marché des changes a gagné en intensité. D’après l’enquête triennale de la Banque des règlements internationaux réalisée auprès de 56 banques centrales et à partir des données de 1.309 banques et dealers, l’activité moyenne journalière en avril 2010 a crû de 20% à 4.000 milliards de dollars, contre 3.300 en avril 2007. Près de 75% de cette hausse s’explique par le bond de 48% à 1.500 milliards de l’activité au comptant, qui pèse 37% de l’activité du marché des changes. Les transactions via les produits dérivés (swaps de change, options sur devises…) ont progressé de 7 % à 2.500 milliards.
Le chiffre d’affaires plus élevé pour les transactions spot est largement dû à un trading plus soutenu des «autres institutions financières» (banques non déclarantes, hedge funds, fonds de pension, assureurs, banques centrales...). Cette dernière a vu son activité bondir de 42% à 1.900 milliards, contribuant ainsi à 51% de l’activité globale, contre 39% en 2007. Elle dépasse pour la première fois les transactions entre cambistes (dealers), qui s’adjugent 11% de hausse à 1.500 milliards.
Le processus de diversification s’est poursuivi en défaveur du dollar, dont la part dans les transactions est passé d’un pic, en 2001, de 89,9% [sur 200%, deux devises étant impliquée dans une transaction, ndlr] à 84,9% en avril 2010. Malgré les récentes craintes d’un désintérêt du marché vis-à-vis de l’euro du fait de la crise de la dette souveraine, la monnaie unique voit sa part passer de 37% à 39,1%. Celle du yen est remontée de 17,2% à 19%.
Londres renforce par ailleurs son rang de place de trading la plus active sur le change, 36,7% des banques ayant déclaré être basées au Royaume-Uni, contre 34,6% en 2007, devant les Etats-Unis (18%).
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