Les tendances de marché confirment que la crise est avant tout américaine
Après le dernier geste de la Fed, la divergence de politique monétaire entre la Fed et la BCE devient de plus en plus marquante
Publié le
Tân Le Quang
Depuis l’éclatement de la crise des subprimes et ses répercussions sur la sphère financière, les marchés financiers mondiaux restent suspendus aux résultats des grandes banques américaines et surtout au comportement de la Fed. Car, rappelons-le, la crise financière actuelle prend sa source aux Etats-Unis.
D’ailleurs, la forte divergence de politique monétaire entre la Fed et la BCE devient de plus en plus marquante. Hier avant le dernier geste de baisse de taux de la Fed, les marchés monétaires montraient des tendances totalement opposées. Alors que les anticipations de réductions des Fed funds, qui ont ramené les taux Libor à 1 et 3 mois, en dollar, à 46 pb en dessous de l’objectif des fonds fédéraux, indiquaient une normalisation du marché monétaire américain, en Europe, les écarts, pour les maturités à 1 et 3 mois, entre l’Euribor et le taux de refinancement restaient figés à 34 et 66 pb.
Surtout, le nouveau dispositif de liquidités de 200 milliards de dollars des banques centrales a montré une plus grande implication de la Fed par rapport à son homologue européenne qui, depuis l’éclatement de la crise a été beaucoup moins active et s’est contentée d’accepter un relèvement modéré de son accord de swaps qui, lui, n’est pas libéllé en euro. Preuve que la BCE juge les banques en zone euro capables de faire face au renchérissement de leur coût de refinancement. Par ailleurs, en élargissant sa liste de collatéraux éligibles à son dispositif, la Fed tente de répondre à des problèmes concernant les acteurs économiques américains tels que les courtiers et les agences Fannie Mae et Freddy Mac. Une démarche que la BCE peut s’abstenir d’adopter vu l’exhausitivité de sa liste de collatéraux.
Enfin, les membres de la BCE , à l’instar de Juergen Stark, continuent de voir dans le renforcement de l’euro une preuve que l'économie européenne résiste bien au ralentissement économique américain. De fait, l’euro s’est raffermi en 2007 de 18 % face au dollar contre 7,5 % vis-à-vis d’un panier de devises de ses partenaires économiques. D’ailleurs, les derniers chiffres des exportations donnent de solides arguments à la BCE pour laisser ses taux directeurs inchangés tant qu’elle n’aura pas de preuves tangibles d’une baisse de l’inflation. Autre symptôme de la crise américaine : le différentiel de taux entre Etats-Unis et Europe depuis hier atteint 1,75 %.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...