Les taux de rendement prime devraient se stabiliser après un net repli en 2010
Dans un contexte encore incertain, les investisseurs immobiliers ont concentré l’an dernier leurs emplettes sur les actifs les plus sécurisés, à savoir les bureaux et les commerces de la meilleure qualité. Les acquéreurs se sont aussi focalisés sur les meilleurs actifs car la plupart, s’étant financé en fonds propres, souhaitaient limiter le risque pris. Du coup, les taux de rendement auxquels ont été réalisées les transactions, ont fortement baissé sur les biens prime, c’est-à-dire bien situés et bien loués.
Dans le quartier central des affaires de Paris, le taux de rendement prime sur les bureaux s’est resserré de 75 points de base (pb) sur 2010 à 4,75%, ce qui traduit une hausse de 16 % en valeur des actifs, d’après le conseil en immobilier Cushman & Wakefield. Après ce rebond brutal des prix, les taux sont désormais «en cours de stabilisation», ajoute C&W, et restent donc supérieurs à ceux des obligations d’Etat. D’après l’expert Colliers UFG PM, ces taux prime devraient demeurer sous la barre de 5% pendant deux ans avant de se redresser vers 5,5% sous l’effet d’une remontée des taux d’intérêt. Pour les biens non prime, l’intérêt des investisseurs est moins marqué. «L’attentisme reste de mise sur ces actifs», commente C&W.
Dans son ensemble, le marché français a été favorable aux fonds immobiliers européens. D’après l’Inrev, l’association européenne des fonds immobiliers non cotés, le rendement de leurs actifs en France a atteint 1,4% au premier trimestre, 3,7% au deuxième trimestre et 0,2% au troisième. Seuls les fonds investis au Royaume-Uni affichent des performances supérieures.
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