Les taux bas limitent le coût de « step-up » sur la dette hybride bancaire
La plupart des établissements continuent cependant de rappeler leurs titres afin de s’attirer la confiance des investisseurs
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
La plupart des banques européennes ont choisi cette année de rappeler leurs obligations assorties de «step-up» (clause de renchérissement du coupon) à leur première date de call (option d’achat), car ces titres ne seront plus considérés comme des capitaux propres à partir de 2013 dans le cadre de Bâle 3. Les autres établissements y ont généralement renoncé parce qu’ils sont aidés par les Etats, ou pour des raisons financières. Au total, sur les 94 lignes de dettes avec step-up (Tier 1, Upper Tier 2 et Lower Tier 2) ayant eu un premier call depuis le début de l’année, 49 ont été rachetées et 45 ont été maintenues, d’après le bureau d'études CreditSights.
«L’instinct des banques à rembourser les obligations subordonnées et hybrides reste fort, même si l’environnement économique est défavorable», résument les stratégistes de CreditSights. Elles souhaitent ainsi satisfaire leurs investisseurs et s’assurer de leurs participations aux émissions obligataires suivantes. Cependant, la pénalité en cas de non-exercice du call «diminue clairement», précisent-ils. En effet, l’environnement de taux bas limite l’effet du renchérissement du coupon. Il existe même des cas où le step-up fixé à l'émission est à présent un step-down (abaissement du coupon). Surtout, «le taux du nouveau coupon est souvent bien inférieur au niveau auquel la banque pourrait actuellement émettre de la dette hybride ou subordonnée», explique Creditsights. Ne pas rembourser ces titres éviterait donc d’avoir à en émettre de nouveau.
Les titres Tier 1 sans clause de renchérissement du coupon ont, eux, une probabilité bien plus faible de rappel. Ces obligations «étaient souvent destinées à une clientèle retail et nous ne nous attendions pas nécessairement à ce qu’elles soient remboursées de toute façon», précise CreditSights. Illustration: BNP Paribas vient de renoncer à exercer cette clause pour une ligne d’un milliard d’euros, signale le courtier interbancaire Tullett Prebon. Garder ce type de titres présente un avantage pour les banques. A la différence des titres avec step-up, qui, une fois la première date de call passée après 2013, n’entreront plus dans le calcul des fonds propres supplémentaires, les obligations Tier 1 sans step-up verront leur valeur nominale comptabilisée dans les ratios, de façon dégressive jusqu’en 2022.
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Invité à l'université d'été de La France insoumise, le banquier d'affaires s'est affiché comme la caution du programme économique de Jean-Luc Mélenchon, sur la dette notamment
Leaders patronaux et syndicaux se sont donnés rendez-vous lundi pour relancer l'agenda social autonome, avant le grand coup d'envoi de la campagne présidentielle dans laquelle ils comptent bien peser
Aux universités d’été de LFI, ce week-end dans la Drôme, l’euphorie était telle qu’aucun mélenchoniste ne semblait s’alarmer des sondages donnant Marine Le Pen largement victorieuse face à leur champion au second tour