Les stratégies immobilières des assureurs résisteront à Solvabilité 2
Même si le traitement des fonds immobiliers sera pénalisant, les assureurs n’entendent pas renoncer à ces véhicules pour leur diversification
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Les collectes importantes sur les contrats d’assurance-vie et les taux d’intérêt historiquement bas poussent actuellement les assureurs à augmenter leurs allocations en immobilier. C’est par exemple le cas d’Allianz qui souhaite faire passer sa poche immobilier de 18 milliards d’euros à 30 milliards en 2013.
La mise en place de la directive Solvabilité 2 à partir de mi-2013 ne remet pas fondamentalement en question la stratégie immobilière des compagnies d’assurance. Dans l’état actuel du projet de réglementation, le coefficient en fonds propres pour l’immobilier non coté serait de 25%. La classe d’actifs bénéficierait donc d’un traitement plus favorable que les actions (de 30 à 49% selon le cycle) et le private equity. Dans ce contexte, la réduction des allocations dans ces secteurs pénalisés pourrait profiter à l’immobilier.
Les fonds immobiliers seront plus pénalisés que les investissements directs, puisqu’ils seraient traités comme des véhicules de capital-investissement. Du coup, les investissements indirects dans l’immobilier pourraient évoluer. «L’effet de levier sur ces véhicules devrait être mieux pris en compte, a souligné Laurent Lavergne, responsable de la gestion de fonds chez Axa Reim lors d’une conférence organisée par le fournisseur d’indices IPD. Il y a quelques années, des fonds, avec des effets de levier très différents, étaient présentés de la même façon aux investisseurs.»
Les investissements indirects ne seront pas remis en question compte tenu de leur intérêt en matière de diversification, l’implantation de nouvelles équipes étant très coûteuse. «Pour nous développer aux Etats-Unis et en Asie-Pacifique, nous envisageons de passer par des fonds, des prises de participation ou des partenariats», indique Sébastien Chemouny, directeur des départements portfolio management et gestion du patrimoine d’Allianz Real Estate France.
Solvabilité 2 ne devrait donc pas bouleverser les stratégies des assureurs en matière immobilière. «Si nous faisons le choix d’une gestion d’actifs la moins chère possible en termes de capitaux propres, notre stratégie sera peu différenciée, explique Nathalie Robin, directeur immobilier chez BNP Paribas Assurances. Or, dans un contexte de taux bas, il faut être différenciant, c’est-à-dire piloter finement les capitaux propres à mettre en face de la gestion d’actifs afin d’avoir le meilleur rendement pour un niveau de risque donné».
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Si les candidats de gauche ont appelé à plus de justice fiscale et à taxer davantage les grandes entreprises, l'allègement de certaines charges, comme les impôts de production, et davantage de simplification ont rencontré un certain consensus.
Après Harvest et la DGFiP, le groupe Orion est à son tour touché par une cyberattaque, non pas via ses propres infrastructures, mais à travers le piratage du poste d'un de ses clients CGP.
Pas de trêve estivale pour les SCPI. La rédaction de L’Agefi Patrimoine vous propose un condensé des actualités des mois de juillet et d'août : acquisitions, cessions, liquidités, nominations…
Le premier constructeur chinois de voitures électriques a trouvé dans les exportations une réponse commerciale efficace pour relancer ses ventes et circonscrire la guerre tarifaire sur son marché domestique.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Dans le détail, l’accord prévoit le développement de 17 champs stratégiques, qui ont un potentiel de 65 milliards de barils de pétrole. L’investissement serait de plus de 100 milliards de dollars pour plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour Caracas
Le maire de Troyes dénonce la responsabilité d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal dans le bilan du macronisme. S'il faut « renverser la table », « je ne vois pas comment on le fait avec ceux qui ont mis la nappe »