«Les spreads de crédit devraient traiter aux niveaux actuels les douze prochains mois»
L’Agefi : Pourquoi continuez-vous de surpondérer le crédit?
Jonathan Harris : Nous restons fondamentalement positifs sur le crédit, même si notre exposition a été réduite. La gestion des sociétés reste globalement favorable aux créanciers obligataires, c’est-à-dire de manière défensive, avec un niveau élevé de trésorerie et un faible levier. Les valorisations sont attractives sur une perspective de long terme. Toutefois, la «juste valeur» des spreads de crédit est certainement légèrement supérieure à ce qu’elle a été avant 2008, car le marché est devenu bien plus sensible avec la crise de la zone euro. La demande pour les obligations d’entreprises est soutenue, compte tenu de l’excès de rémunération qu’elles offrent par rapport aux emprunts d’Etat et au marché monétaire.
Quelle est votre stratégie ?
Malgré les inquiétudes sur la zone euro, nous ne voyons pas encore de thèmes directionnels se développer. Nous considérons que les spreads de crédit traiteront à des niveaux comparables aux niveaux actuels, avec cependant des périodes de forte volatilité au cours des 12 prochains mois. Selon nous, le portage est le principal facteur de performance. Le positionnement du fonds s’attache à avoir un rendement au moins équivalent à celui de l’indice tout en cherchant à éviter les défauts. Nous avons tendance à «profiter» de la volatilité pour acheter des obligations lorsque celles-ci sont délaissées par le marché et à les vendre lorsque le marché rebondit. Les surpondérations se concentrent sur les financières subordonnées de bonne qualité, les industrielles cycliques et le haut rendement. Le niveau de liquidités et les positions sur le Bund ont été augmentés.
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