Les SCPI fiscales sont les premières à attirer les investisseurs immobiliers
Le ralentissement du marché immobilier n’a pas trop pénalisé les investissements dans la pierre papier. La capitalisation globale des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) a augmenté de 10% en 2009 à près de 19 milliards d’euros, d’après l’Aspim et l’IEIF. Cette progression s’explique par la hausse du prix des parts de 5,2% et par la collecte nette réalisée par les sociétés de gestion. 869 millions d’euros ont été investis en net dans ces véhicules d’investissement principalement dédiés aux particuliers. Cette collecte nette recule de 1% tandis que la collecte brute progresse de 7% à 1,3 milliard d’euros.
Cet état des lieux général cache de fortes disparités. Les nouvelles SCPI fiscales Scellier ont, à elles seules, engrangé plus de la moitié de la collecte nette. Du fait de leur succès, les SCPI fiscales dans leur ensemble enregistrent une collecte nette historique, de 490 millions d’euros, en hausse de 200% par rapport à 2008. A l’opposé, les SCPI classiques ont accusé un repli de 47% de la collecte nette à 379 millions d’euros. «Ce recul relatif doit s’apprécier dans le contexte général d’aversion pour le risque manifestée par les épargnants à l’égard des produits d’épargne de long terme sans garantie de capital», explique l’Aspim, l’association professionnelle qui regroupe les sociétés agissant dans le secteur de la pierre papier. Le rendement des SCPI non fiscales atteint 6,05% en 2009 contre 5,74% l’année précédente.
Le secteur français de la pierre papier n’a pas souffert du manque de liquidité l’an dernier, contrairement au vaste marché des fonds ouverts allemands. «Les tensions observées fin 2008 sur certaines sociétés se sont résorbées», souligne l’Aspim. Le montant des parts en attente est retombé de 57% par rapport à fin 2008 à 0,5 % du total.
Plus d'articles du même thème
-
Horse Powertrain prévoit de s’implanter sur le marché indien
La coentreprise entre Renault et Geely veut tirer parti d’un assouplissement fiscal destiné à favoriser la vente de véhicules compacts dans le pays le plus peuplé du monde. -
Les entreprises s'organisent pour passer de l’expérimentation de l’IA à l’industrialisation
Evaluer la maturité de l’entreprise, construire une gouvernance IA solide, s’appuyer sur un conseil d’administration éclairé constituent des gages de la réussite. -
La BCE devrait encore donner sa chance à une désescalade
Après leurs discours très restrictifs du mois de mars, une majorité de gouverneurs ont communiqué dans le sens d’un statu quo pour la réunion monétaire du 30 avril. Même si l’annonce d’un cessez-le-feu n’a toujours pas permis de débloquer le détroit d’Ormuz et de diminuer les prix du pétrole. -
«Une sortie durable du taux de dépôt BCE au-dessus de la zone de neutralité n’est pas notre scénario pour 2026»
Benoit Gérard et Théophile Legrand, stratégistes taux chez Natixis. -
«L’euro-dollar se reprendra avec le comblement du différentiel de taux réels entre les deux zones»
Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management. -
« Les répercussions devraient être plus modérées que celles de la guerre en Ukraine en 2022 »
Michele Morganti, Senior Equity Strategist chez Generali Investments
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
Contenu de nos partenaires
-
Un fauteuil pour deuxFrançois Hollande ou Raphaël Glucksmann, le dilemme qui monte au PS
Ce lundi, le leader de Place publique doit rencontrer Olivier Faure avec une question simple en tête : à qui ira sa préférence pour la présidentielle ? D’un côté, un ancien président contre lequel le PS d’après 2017 s’est reconstruit. De l’autre, un leader fort de son score aux européennes, mais toujours pas socialiste d’appellation contrôlée -
Tout compte faitCAN, Coupe du monde de football : qu'y a-t-il derrière les projets vitrines du Maroc ?
L'Etat marocain voit ces grands événements comme des accélérateurs de développement. Mais il faudra encore prouver qu'ils répondent aux besoins du pays, après les grandes manifestations de la Gen Z 212 en octobre. -
EditorialLe livre et la lecture, un paradoxe français
L'effondrement de la lecture chez les jeunes n’est pas le moindre des paradoxes, dans un pays où le livre est à ce point fétichisé dans le monde politico-médiatique