Les rendements s’envolent pour la dernière adjudication du Portugal
Le Portugal est parvenu à se financer à court terme, mais il a dû servir des rendements très élevés pour son adjudication de bons à six et 12 mois. Lisbonne a adjugé pour 550 millions d’euros de bons à six mois et pour 455 millions d’euros de bons à 12 mois, à des taux de rendement moyens respectifs de 5,117% et 5,902%. Les taux de rendement de l’adjudication précédente étaient de 2,984% pour le six mois et de 4,331% pour le 12 mois. Cette adjudication est intervenue dans un marché où règne une incertitude nourrie la veille par les grandes banques portugaises qui ont menacé d’arrêter d’acheter de la dette souveraine si le pays ne contractait pas rapidement un crédit-relais. Deux journaux financiers portugais écrivent que le Fonds de stabilisation financière de la sécurité sociale (FEFSS) a vendu des actifs financiers à l'étranger ces derniers jours pour participer au financement du pays en souscrivant à ses adjudications. Le Jornal de Negocios et le Diario Economico croyaient savoir que le fonds, doté de 9,2 milliards d’euros, achèterait précisément une partie des bons adjugés aujourd’hui. Le Diario Economico ajoute que des pressions ont été exercées récemment sur des compagnies d’assurance appartenant à la banque publique CGD pour qu’elles achètent plus de dette souveraine qu’elles ne le devraient normalement.
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen doit répondre à des injonctions contradictoires
Alors que son actionnaire de référence, Porsche SE, exhorte le groupe à accélérer ses prises de décision pour sortir du marasme, la résistance des salariés et des syndicats se renforce. -
Le manque d’audace pénalise Swiss Re et Munich Re
Malgré des résultats financiers en hausse sur les six premiers mois de l’année, les deux premiers réassureurs mondiaux ont été sanctionnés en Bourse à l’issue de leurs publications semestrielles. Ils n’ont pas su répondre aux attentes des investisseurs, particulièrement exigeants sur les perspectives. -
AllianzGI devient un nouvel émetteur d’ETF sur SIX Swiss Exchange
L’opérateur de la Bourse suisse compte désormais 37 émetteurs d’ETF. -
Le Suisse Cinerius se renforce au Luxembourg en rachetant le gestionnaire de fortune Nordlux
Le groupe suisse Cinerius, déjà implanté au Luxembourg via GSLP, franchit une nouvelle étape stratégique en acquérant Nordlux. Les deux entités, positionnées au Grand-Duché, devraient se rapprocher et représenter une structure de 1,5 milliard d'euros sous gestion. -
L'espace, nouvelle frontière des centres de données
Satelliser des infrastructures cloud permettrait d'apporter une solution aux contraintes terrestres (disponibilité énergétique, foncier, accès à l'eau) susceptibles d'entraver le développement spectaculaire de l'intelligence artificielle (IA). -
L’économie américaine a détruit des emplois en juillet
Le marché du travail s’est contre toute attente affaibli le mois dernier aux Etats-Unis, avec 23.000 pertes d’emplois. Les actions accélèrent à la hausse, les taux se resserrent et le dollar recule. La hausse de taux de la Fed de septembre se trouve remise en question.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- BlackRock lance la tokenisation de ses fonds monétaires UCITS en Europe
- Amundi va retirer 26 parts d’ETF Ucits de la cote à la Bourse de Londres
- AllianzGI accélère son expansion en Asie avec l'acquisition d'UOB Asset Management
- Oddo BHF met la main sur la plateforme de services aux fonds Ifsam
- Apollo va créer un pôle stratégique pour l’innovation
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur