Les régulateurs se penchent sur le risque systémique de la gestion d’actifs
Le secteur pèse autant que celui des banques sur l'économie mondiale. Le danger viendrait de sa nature procyclique
Publié le
Antoine Landrot
Andrew Haldane, directeur exécutif pour la stabilité financière à la BoE, a pointé le danger que font courir les grands gérants au système financier. Photo Bloomberg.
-
Alors que se terminait hier la consultation organisée par le Conseil de stabilité financière (FSB) et Iosco (l’organisation internationale des gendarmes des marchés) sur les acteurs de la finance de l’ombre, et que la SEC appelle à renforcer le contrôle sur les principaux gérants américains, une autre autorité d’envergure établit un lien entre gestion d’actifs et risque systémique. Andrew Haldane, directeur exécutif pour la stabilité financière à la Banque d’Angleterre, a pointé le danger que font courir les grands gérants au système financier, dans un discours prononcé vendredi à la London Business School.
Le banquier central pose la question du «too big too fail» – qui concerne traditionnellement les grandes banques internationales. «L’industrie de la gestion peut-elle engendrer de tels monstres? Deux facteurs significatifs sont d’une part le degré relatif de concentration du secteur de la gestion et la taille de ses principaux acteurs», explique-t-il.
En comparant les deux secteurs, le poids grandissant pris par la gestion d’actifs est manifeste: portée par l’enrichissement des pays émergents et les besoins croissants de financement des retraites, elle représente aujourd’hui 87.000 milliards de dollars – une année de PIB mondial, ou les trois quarts des actifs détenus par les banques. «Les dix premières sociétés de gestion représentent un peu moins de 30% de leur secteur et les dix plus grandes banques un peu plus de 20%. Leurs bilans sont d’une taille similaire, respectivement 25.000 et 20.000 milliards de dollars. Celui du premier gestionnaire au monde (BlackRock) est supérieur d’un tiers à celui de la plus grande banque (ICBC)», cite Andrew Haldane.
Toutefois, la nature systémique des sociétés de gestion diffère de celle des banques. Les gérants ne portent pas de risques de crédit, de marché, ni de liquidité dans leurs portefeuilles. La fluctuation de la valeur des actifs ne menace pas la solvabilité d’un gérant comme celle d’une banque. Pourtant, souligne le banquier central, la gestion peut menacer la stabilité du système par des comportements moutonniers: ceux-ci sont alimentés par les règles comptables en valeur de marché pour les fonds de pension, la réglementation (qui peut favoriser certaines allocations d’actifs), ainsi que le recours à un nombre réduit de conseils, qui uniformise les stratégies d’investissement.
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue