Les réductions de capital se multiplient
Les programmes de rachats d’actions ne sont pas l’apanage des blue chips. Touchées de plein fouet par les courants vendeurs du fait de leur moindre liquidité, les valeurs moyennes ont fait massivement voter ce type d’opérations en 2008 par leurs actionnaires. Chute des valorisations oblige, nombre de sociétés ont décidé de procéder à la réduction du capital, ayant atteint ou approché les seuils maximum, généralement fixés à 10% des parts.
C’est ainsi que le conseil d’administration de Plastic Omnium a procédé le 19 décembre à l’annulation de 556.118 actions détenues en propre. Le plasturgiste a ainsi ramené le ratio d’actions autodétenues de 9,8% à 6,8% de son capital. Le directoire de Linedata Services l’avait précédé de quelques semaines en annulant fin novembre 4,31% du capital. «Cette opération est immédiatement relutive pour l’ensemble des actionnaires», explique Thomas Hirsch, responsable des relations investisseurs du groupe d’informatique financière. Assystem a fait de même en réduisant son capital par l’annulation de 1,5 million de titres autodétenus, soit 6,79 % de ses actions. «Cette opération a pour conséquence une relution de 7,28% de l’ensemble des actionnaires», explique le groupe d’ingénierie.
D’autres small et midcaps ont réduit leur capital dans des proportions plus modestes comme Radiall (2,18% du capital) ou Systar (3,01%). Pourquoi procéder à de telles opérations? Outre la «relution» procurée aux actionnaires existants, ces réductions de capital présentent l’avantage de n’avoir aucune incidence comptable sur les capitaux propres consolidés des groupes qui y ont recours. En effet, depuis l’adoption des normes IAS/IFRS, les actions autodétenues apparaissent au bilan en déduction des capitaux propres. De plus, ces annulations de titres permettent d’améliorer, et le retour sur capitaux propres (return on equity, RoE) et le rendement par action lors de la mise en paiement des dividendes.
Cependant tout le monde n’y retrouve pas son compte. «Ces annulations de titres sont quasi transparentes sur la liquidité des grandes capitalisations mais pour une small cap, dont la liquidité est déjà faible, la réduction du nombre d’actions en circulation limite le champ d’action d’investisseurs potentiels», regrette un gérant.
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