Les récessions résultant d’une crise financière sont plus longues et profondes
L’analyse des évolutions historiques valide le scepticisme à l'égard de la reprise en zone euro
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Nuno Teixeira, Schroders
Beaucoup d’investisseurs doutent encore visiblement de la solidité de la reprise économique mondiale. Ce scepticisme est d’autant plus de mise en Europe que la fragilité de certaines économies et les ajustements budgétaires exigés par les grands bailleurs de fonds laissent anticiper une reprise très molle. L’analyse de l’évolution historique des grandes économies développées lors des récessions du passé n’incite malheureusement pas à l’optimisme.
Depuis 1960, les pays développés ont traversé 122 récessions différentes dont quinze issues d’une crise financière - à l’instar de ce que nous avons connu en 2008-2009. Le constat est saisissant: les récessions résultant d’une crise financière sont plus longues et plus profondes. La reprise est aussi plus brève et de plus courte durée. Les récessions et reprises conventionnelles prennent la forme d’un «V» alors que celles liées à une crise bancaire ressemblent à un «U».
Ce constat n’est guère encourageant mais ce n’est pas tout! Car la crise a été quasiment mondiale. Lorsqu’une crise touche plusieurs zones économiques simultanément, elle est «synchronisée». Selon le FMI, les économies développées ont connu six situations similaires. A chaque fois, la récession a été plus sévère et la reprise s’est fait attendre davantage. Les pays frappés par une crise financière ne peuvent en effet bénéficier du relais de leurs partenaires commerciaux, car ces derniers se trouvent dans une situation à peu près analogue.
Il reste à espérer que l’Asie devienne le nouveau moteur de l’économie mondiale, et que notre tissu industriel ait le positionnement adéquat pour répondre à cette nouvelle demande ! Les prochains mois diront si nos entreprises sont capables de profiter de la reprise en V… de nos partenaires asiatiques.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
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