« Les récentes émissions à des taux très bas n’ont pas séduit les investisseurs »
Alain Krief, gérant stratégies corporate crédit de BNP Paribas AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : Quels facteurs expliquent le faible volume d'émissions corporates ces dernières semaines ?
Alain Krief : Le fait que nous soyons en fin de saison de résultats empêche certains émetteurs de venir sur le marché. Mais nous ne pensons pas que l’inondation d’émissions souveraines réfrène l’intervention des emprunteurs privés sur le marché, car ils ne sont pas directement en compétition avec les émissions souveraines. Le volume plus faible que prévu d’émissions est lié également au besoin limité de financement des corporates, qui possèdent déjà de fortes liquidités.
Enfin, les récentes émissions à des taux très bas n’ont pas séduit les investisseurs et ne se sont pas bien comportées sur le marché secondaire. Les investisseurs attendent notamment une augmentation de la prime d’émission pour compenser le niveau de volatilité actuelle des marchés. En effet, l’incertitude et la volatilité des taux ne créent pas un environnement propice à un fort volume d’émissions et le niveau même des spreads de crédit devient de ce fait secondaire.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Nous nous concentrons sur les fondamentaux de certains corporates, qui ont été chahutés, victimes d’un effet de contamination par les dettes souveraines. Il est clair que l’essentiel du resserrement général des spreads de crédit est derrière nous et c’est pourquoi, aujourd’hui, l’analyse fondamentale reprend sa place et la sélection des émetteurs dans certains secteurs cycliques ou non cycliques redevient essentielle. Depuis le début de l’année, les flux et les mouvements techniques sur le crédit ont été importants, ce qui offre de nombreuses opportunités pour des investissements à moyen et long terme.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression