Les prix de l’immobilier américain resteront sous pression en 2012
L’indice Case-Shiller a encore chuté de 3,7% en novembre sur un an. Mais une stabilisation du marché se dessine
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Violaine Le Gall
Pour le quatorzième mois consécutif, les prix des logements aux Etats-Unis ont reculé en novembre 2011 d’après l’indice Case-Shiller de Standard & Poor’s. Sur un an, l’indice qui suit les vingt grandes métropoles du pays a perdu 3,7%. Sur un mois, le Case-Shiller se replie de 1,3%. L’indice retrouve ainsi son niveau de mi-2003 et a chuté de 33% depuis le sommet de l'été 2006. «Malgré des taux d’intérêt bas et une amélioration de la croissance au quatrième trimestre, le prix de l’immobilier résidentiel continue de baisser, observe David Blitzer, le président du comité des indices S&P.(…) La tendance est à la baisse et il y a peu de signes éventuels d’un prochain tournant décisif dans la publication».
L’offre va en effet rester abondante. La mise sur le marché de stocks cachés, qui intègrent les biens saisis et ceux dont la cession est repoussée en attendant un rebond des prix, devrait augmenter d’au moins 25 % en 2012 et en 2013, estime Yelena Shulyatyeva, économiste chez BNP Paribas. Par ailleurs, les conditions d’octroi de prêts hypothécaires restent restrictives, ce qui limite l’effet des taux des prêts, historiquement bas. Précisément, un tiers des transactions signées n’aboutissent pas en raison de problèmes dans l’approbation du prêt. «Cette année, les prix devraient rester sous pression même si la demande de logements continue de progresser», prévoit la spécialiste de BNP Paribas.
«Mais tout espoir n’est pas perdu», rassure Teunis Brosens, économiste chez ING, car les prix suivent les ventes avec un décalage. Or, les ventes de logements ont augmenté en décembre pour le troisième mois consécutif. L'économiste prévoit donc une stabilisation des prix dans quelques mois.
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