Les prix de l’immobilier américain restent moroses
L’indice S&P/Case-Shiller a augmenté de 0,3 % en juin. C’est plus qu’attendu mais moins qu’en mai. La reprise n’est pas espérée avant 2011
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Laure Closier
Le mois de juin a connu la troisième hausse mensuelle consécutive de l’immobilier américain après deux mois de baisse. Pas de quoi cependant marquer la fin de la crise pour le secteur dont dépend en grande partie la reprise de l’emploi aux Etats-Unis. La croissance des prix est en effet chaque mois un peu plus faible. Le prix des habitations individuelles a ainsi augmenté en juin de 0,3% en données corrigées des variations saisonnières (CVS) selon l’indice S&P/Case-Shiller, publié mardi.
Cet indice, qui mesure les prix dans vingt zones métropolitaines, était déjà ressorti en hausse de 0,5% en mai et de 0,6 % en avril. Anticipé par les analystes, à 0,2% , il est ainsi légèrement meilleur que prévu. Une hausse qui doit beaucoup aux effets positifs d’un crédit d’impôt qui a pris fin en avril et se faisait encore sentir. Sur un an, l’indice Case-Shiller affiche une hausse de 4,2% alors que les économistes attendaient une augmentation de 3,9%. Par ailleurs sur le deuxième trimestre, les prix des habitations ont progressé de 4,4% après avoir reculé de 2,8% au premier trimestre.
Si le marché se porte donc bien mieux que l’an dernier, nombre de professionnels n’anticipent pas de reprise réelle et marquée avant 2011, dans l’immobilier résidentiel comme dans l’immobilier commercial, lui aussi durement touché. «Les perspectives sur les prix ne sont pas bonnes pour les prochains mois. Avec la fin des effets de l’avantage fiscal, les acheteurs sont restés inactifs en juillet», commente Teunis Brosens, économiste chez ING.
Les ventes de logements ont en effet fortement reculé en juillet, en rythme annualisé. Sur le neuf, elles sont en recul de 32,4% par rapport à 2009. Et dans l’ancien, elles sont tombées à leur plus bas niveau depuis mai 1995.
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