Les portefeuilles doivent progressivement devenir moins défensifs
Eric Voelckel, gérant d’actions européennes chez Société Générale Asset Management
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pour quelles raisons restez-vous à l’écart de la santé ?
Eric Voelckel : La forte dégradation de l’environnement macroéconomique ces derniers mois a en effet incité les investisseurs à privilégier les secteurs défensifs dans leur allocation sectorielle. C’est également ce que nous avons fait au cours de l’année 2008, en mettant l’accent plutôt sur les secteurs des utilities et de l’énergie. Le secteur de la santé n’est pas un gros secteur dans la zone euro, et offre peu de choix d’investissement. Notre sous-exposition vient en grande partie de notre faible conviction sur les sociétés. Actuellement, nous estimons que les portefeuilles doivent progressivement devenir moins défensifs, et nous mettons plutôt l’accent sur des secteurs comme la technologie, l’énergie et progressivement les secteurs cycliques industriels, qui nous semblent receler plus de potentiel pour les prochains trimestres.
Quel potentiel trouvez-vous au secteur de l’énergie, en dépit de la faiblesse des prix du pétrole ?
Le secteur de l’énergie, au sein duquel nous privilégions largement les opérateurs intégrés sur les sociétés de services pétroliers, nous semble offrir plusieurs qualités fondamentales que nous privilégions actuellement, telles la solidité des bilans, la génération de cash-flow et la faible valorisation. Jusqu’à présent les sociétés ont peu diminué leurs dépenses d’investissement, il est vraisemblable qu’elles le fassent progressivement de façon à préserver leurs marges. Avec un baril redescendu en dessous de 40 dollars, il nous semble que la plus grande partie de la baisse a dû être réalisée, même si nous n’excluons pas une descente ponctuelle vers les 30 dollars.
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