Les pôles " gestion " des banques françaises restent convalescents
Des encours qui continuent à se contracter, des résultats toujours orientés à la baisse… Les trimestres se suivent et se ressemblent pour les activités de gestion des banques françaises (voir tableau). Sur les trois premiers mois de l’année, ces dernières n’ont pu compenser la baisse de leurs revenus malgré des réductions de coûts qui atteignent jusqu’à 16 % à la Société Générale en un an. Leurs résultats brut d’exploitation ont tous diminué, sauf celui de SGAM... mais parce que cette dernière demeure en perte.
En termes relatifs, la Société Générale reste d’ailleurs l’homme malade de la gestion en France – exception faite de sa filiale Lyxor, rattachée à la banque d’investissement. Le pôle a une nouvelle fois pâti de son exposition particulière à la crise financière. La banque est d’ailleurs la seule parmi ses pairs à avoir enregistré une collecte négative au premier trimestre, due pour l’essentiel à sa gestion alternative, une activité qu’elle n’apportera pas dans sa société commune avec le Crédit Agricole. A l’opposé du spectre, BNP Paribas enregistre la plus forte collecte, mais avec un bémol : cet argent frais s’est concentré sur des produits monétaires, donc peu rémunérateurs. La banque de la rue d’Antin peut ainsi afficher une légère hausse de ses encours malgré l’effet négatif des marchés.
Le rally boursier entamé mi-mars devrait offrir un peu de répit aux gestions françaises dans leurs résultats du deuxième trimestre. En avril, pour la première fois depuis bien longtemps, la collecte sur les OPCVM français n’a pas été uniquement le fait des fonds de trésorerie. Il reste que la visibilité de l’activité, comme celle des marchés financiers, apparaît encore bien réduite.
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