Les placements privés de titrisations pourraient se poursuivre en Europe
Avec la défiance accrue des investisseurs vis-à-vis de la zone euro, le marché du financement structuré s’est refermé
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Tân Le Quang
Bien qu’encourageante, la réouverture du marché primaire de la titrisation entamée l’automne dernier reste terne. D’autant plus que l’escalade effrénée du risque souverain en Europe, même si elle n’a pas sérieusement déstabilisé l’industrie du financement structuré, a calmé les ardeurs des émetteurs. Depuis deux semaines, aucune titrisation n’a été placée sur le marché. «En l’absence d’une solution permettant de casser le flot d’informations négatives entre dette souveraine et dette bancaire, le marché européen des titrisations placées auprès du public et de surcroît, les autres marchés de dette corporate et bancaire, resteront probablement dans le flou», souligne Deutsche Bank dans une récente note.
La défiance accrue des investisseurs vis-à-vis de l’Europe s’est traduite sur la première semaine de juin par une crispation des investisseurs. Du coup, 70% des tranches émises sur le marché primaire pour un montant total de 4 milliards d’euros ont été placées dans un cadre privé, le solde ayant été retenu. En mai, près de 95% des émissions d’un montant de 2 milliards d’euros ont été placés sur le marché.
Après s’être creusées modérément les deux premières semaines de juin, les marges de crédit ont fini par se stabiliser sur leurs niveaux de fin 2009. Pour la banque allemande, tout écartement de spreads persistant pourrait même gêner les émissions placées par vente privée.
Dans ce contexte, les investisseurs prennent leur mal en patience. Natixis précise que parmi les principaux thèmes abordés lors de la récente conférence Global ABS 2010 de Londres, la restauration de la confiance et l’amélioration de la transparence du marché et des transactions sont ceux qui ont recueilli le plus d’attention de la part des investisseurs. «Les questions réglementaires sont toujours au centre des préoccupations, tant des originateurs que des investisseurs; leur résolution est un préalable nécessaire à tout redémarrage ‘industriel’ du marché primaire», note la banque. Lors de cet événement, SG CIB dit avoir rencontré un certain nombre d’investisseurs européens «riches en cash» intéressés par les titrisations et dont la demande est focalisée sur des structures de capital et des sous-secteurs bien spécifiques. «Cela a renforcé notre position au deuxième semestre, une part significative du marché comprendra des opérations privées dans des segments de marchés variés», précise SG CIB.
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