Les perspectives de baisse des taux de la BCE font chuter l’euro
La monnaie unique se déprécie par rapport au dollar qui bénéficie de nouveaux facteurs de soutien
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Violaine Le Gall
Quatrième séance de repli pour l’euro face au billet vert. Au-dessus de 1,40 dollar le 30 décembre, la monnaie unique est tombée à moins de 1,34 en séance hier. Le début d’année se caractérise en effet par une nouvelle hausse de la volatilité sur l’euro/dollar. La volatilité hebdomadaire ressort à 26,5% et retrouve ainsi les niveaux de début novembre.
Des facteurs fondamentaux expliquent aussi le rebond du dollar. Ce dernier fait figure de valeur refuge dans un contexte de conflit à Gaza. Par ailleurs, «la vigueur du dollar s’explique par l’amélioration des conditions de risque qui sont liées à l’annonce future d’un plan de relance du gouvernement (américain)», indique la recherche change de Société Générale.
Parallèlement, les nouvelles en zone euro ne sont guère porteuses pour la monnaie unique. Ainsi, la chute de l’inflation annoncée hier et la récession attendue pèsent sur la monnaie unique. De fait, elles renforcent les perspectives d’assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne.
Tenant compte des dernières publications, UBS a par exemple avancé hier ses prévisions de baisse de taux. La banque suisse table désormais sur un geste de 50 points de base (pb) dès la semaine prochaine, alors qu’elle s’attendait auparavant à un statu quo lors de la prochaine réunion du 15 janvier. Au total, le taux directeur pourrait tomber à 1% au deuxième trimestre, contre 2,50% actuellement, d’après UBS. Le marché à terme s’attend quant à lui à une baisse de taux de 75 pb d’ici un mois. A six mois, il anticipe un taux directeur à environ 1,5%.
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