Les parts de marché à l’export de la France dans la zone euro se stabilisent
Coe-Rexecode estime que le choc des 35 heures s’est atténué. Il salue le Cice mais souligne que le pays est loin d’avoir retrouvé sa compétitivité
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Solenn Poullennec
La dégradation de la compétitivité française semble avoir touché un point bas. Après s’être constamment dégradées au cours des années 2000, les parts de marché à l’exportation de la France sont stables depuis 2011, selon l’institut privé d’études économiques, Coe-Rexecode.
La part des exportations françaises de biens et services dans les exportations de la zone euro était de 12,8% au cours des huit premiers mois de 2013, soit au niveau de 2011 et de 2012. Cette stabilisation masque des différences significatives selon les zones géographiques et les produits. Ainsi, la France a regagné des parts de marché sur le segment pharmacie et en zone euro. En revanche, elle en reperd sur le matériel de transport et au Moyen-Orient.
Aux yeux de Coe-Rexecode, la dégradation de la compétitivité française s’explique essentiellement par la mise en place des 35 heures. Dans ce contexte, la stabilisation des parts de marché s’explique par l’atténuation de ce «choc» et le fait que le coût horaire du travail a progressé un peu plus vite en Allemagne qu’en France depuis 2011. L’institut voit aussi dans cette évolution favorable le fruit de dispositifs de soutien comme le crédit d’impôt recherche ou le programme d’investissements d’avenir.
Le crédit d’impôt compétitivité emploi est vu d’un bon œil car il contribue à réduire le coût du travail mais selon le président de l’institut, Michel Didier : «il ne résout pas le problème». Le rapport qualité-prix des produits français s’est légèrement degradé sur la décennie, d’après un sondage mené auprès des importateurs. Par ailleurs, des pays comme l’Espagne deviennent plus compétitifs grâce à une baisse du coût du travail. Ceci pourrait nuire à la position de la France à l’export.
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